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Diesel : face aux scandales, engager durablement la transition

Après le scandale des logiciels truqueurs de Volkswagen, le gouvernement a décidé de créer une commission pluraliste qui étudie la réalité des émissions des véhicules mis sur le marché, non seulement les émissions de CO2, mais également des autres polluants atmosphériques, en particulier des particules fines particulièrement toxiques pour la santé.Les citoyens-consommateurs ont droit à la vérité qui passe par une transparence totale au niveau européen.

 

Selon une étude de l'ONG Transport et Environnement qui a recoupé les mesures de plusieurs études, les constructeurs dépassent pour la plupart les normes anti-pollution.

Sans même installer de logiciels truqueurs, les véhicules en circulation sur nos routes polluent jusqu’à 15 fois plus qu’annoncé, y compris ceux qui sont censés respecter les dernières normes EURO6. 5,5 millions de véhicules seraient dans ce cas rien qu’en France. Contrairement aux affirmations des constructeurs, cela va bien au-delà des seuls véhicules diesel anciens. 

 

L’urgence est donc de réorienter durablement le secteur.  Il faut donc poursuivre dans la voie du rapprochement des fiscalités du gazole et de l’essence, qui permet de rééquilibrer le marché des voitures neuves : en 2012, les diesel représentaient plus de 75% des ventes contre 50% aujourd'hui.

 

Il faut permettre au consommateur de savoir réellement ce qu’il achète. Une étiquette claire et fiable, informant des consommations, des émissions de CO2 mais aussi de particules fines, les émissions d'oxydes d'azote, assise sur des tests en conditions réelles de circulation est nécessaire. La transparence est une condition pour restaurer la confiance et accélérer le changement de comportement des consommateurs déjà largement engagé.

 

En parallèle, il est impératif de permettre aux automobilistes de changer leur véhicule pour un mode de déplacement propre, en particulier là où ils ne sont pas en situation d'utiliser les transports en commun. Il faut envisager une prime à la casse des véhicules diesel en fin de vie pour tout achat d'un véhicule essence sobre et récent, hybride ou électrique et des emprunts à taux zéro pour s’équiper de véhicules de ce type pour les ménages à faibles revenus.

 

Pour François de Rugy, candidat à la primaire de la gauche, « il faut donner à chacune les moyens à chacun de se déplacer en minimisant la pollution. Là où le véhicule individuel est nécessaire, le consommateur ne doit pas payer des années de tricherie sur les normes et de favoritisme pour le diesel. Il faut au contraire encourager et permettre le changement, de pratiques comme de véhicules ! »

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Alstom : la nécessité d’un cap écologique pour l’industrie

Depuis que la direction de l’entreprise Alstom a annoncé la fermeture du site de Belfort, menaçant 400 emplois directs, nous assistons à une course au sauvetage du site.

Certaines déclarations s'apparentent davantage à une forme de gesticulation politico-mediatique qui masque mal l'incohérence des choix politiques en matière de transport. Pendant plusieurs décennies, le tout-routier a été privilégié dans les investissements de l'Etat et des collectivités locales.  

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Universités de l'Engagement

Participez aux Universités de l'Engagement !

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Cher Emmanuel,

Tu souhaites innover, apporter une vision renouvelée de la gauche, en prise avec les réalités du temps, libérer ta parole de la nécessaire retenue à laquelle contraint l'appartenance à une équipe gouvernementale ?

Vive la liberté, et bienvenue dans le Débat !

Nous avons je crois des points de convergence sur l'engagement européen de la France, sur la lucidité face aux défis de la compétitivité de nos entreprises, sur l'inadaptation d'une partie de nos dispositifs sociaux qui ne protègent pas efficacement une partie de nos concitoyens de la précarité et du chômage, sur le blocage de l'ascenseur social surtout.

Nous avons aussi de quoi confronter des visions différentes sur la politique écologique et notamment énergétique du pays, sur le nucléaire ou le diesel, autant de sujets sur lesquels tu as jusqu'ici exprimé plus de conformisme que d'audace réformatrice.

Alors oui, bienvenue dans le débat.

Mais à une condition, faute de quoi ta décision d'aujourd'hui risquerait de n'être qu'un coup sans lendemain : cette condition, c'est la recherche du collectif.

Si ton départ du gouvernement ne devait aboutir qu'à ajouter ton nom à une liste de candidats à la présidentielle, cela ne ferait qu'affaiblir le camp du progrès face aux réactionnaires extrémismes et à une droite en voie de radicalisation.

Participer aux débats , les enrichir, oui. A condition de les trancher collectivement.  C'est le rôle de la primaire.

Cette primaire de rassemblement de la gauche et des écologistes peut devenir, si tu t'y inscris au final, d'une manière ou d'une autre, celle du Progrès.

Ce serait une excellente chose, tant l'expérience de ces dernières années nous prouve que faute de trancher ses débats, à force de privilégier les demi mesures et les synthèses acrobatiques, la majorité se rétrécit au risque de se dissoudre et de favoriser le basculement de la France dans l'inconnu.

Alors, oui, bienvenue dans le Débat ... Et dans l'action politique qui n'a de sens que si elle est collective et recherche, encore et toujours, le rassemblement.

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