Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la COP 21...

Nous y sommes : la France accueille et préside donc cette semaine la 21ème "conférence des parties". Derrière ce vocable abscons se cache un évènement majeur : il a pour objectif l’adoption du premier accord universel et contraignant pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique d’ici la fin du siècle.

Présentée par certains comme une grand-messe de l’écologie, et par d’autres comme une "montagne risquant d’accoucher d’une souris", la COP21 doit être prise pour ce qu’elle est : une étape, essentielle mais non exclusive, dans la lutte contre le réchauffement climatique. 

En effet, depuis que la France s'est engagée en septembre 2012 à accueillir cette conférence, la mobilisation en faveur du climat a connu un nouvel élan. L’opinion publique est désormais acquise à l’idée que la lutte contre le réchauffement climatique est une priorité, les thèses climato-sceptiques se font de plus en plus rares, et l’ensemble des acteurs concernés - Etats, collectivités, entreprises, associations - est mobilisé.  Ces avancées resteront au crédit du sommet de Paris.

Pour autant,  considérer que la COP21 constitue une fin en soi et que l’essentiel de l’action en faveur du climat est désormais derrière nous serait une erreur. D’une part, tout doit être fait pour que l’accord issu des négociations soit ambitieux, universel, et contraignant. D’autre part, il reviendra aux Etats signataires, et notamment à la France, de prendre, dès le lendemain du sommet, des mesures écologiques concrètes pour se conformer aux objectifs fixés.

La COP21 marque une victoire culturelle

La préparation et l’organisation de la COP21 se sont accompagnées d’une mobilisation de grande ampleur, tant parmi les citoyens qu’au sein des états, des collectivités, des entreprises ou des associations. Cette prise de conscience collective préfigure une victoire culturelle qui devra se concrétiser, en premier lieu, par un accord  contraignant et universel, à la hauteur de l’urgence climatique.

Une opinion publique désormais acquise à la lutte contre le réchauffement climatique   

Depuis l’organisation du sommet de Copenhague en 2009, la mobilisation de l’opinion publique mondiale en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique s’est accrue de façon continue, ce que les études d’opinion tendent à confirmer.

En juin 2015, le débat mondial citoyen sur le climat et l’énergie, une initiative qui s’est traduite par l’organisation de débats dans plus de 70 pays,  révélait que pour 64% des citoyens mondiaux, "tout doit être fait à Paris pour limiter le réchauffement à 2°".

Plus récemment, une étude réalisée par le Pew Research Center auprès de 44 000 personnes  et sur les 5 continents –la plus importante jamais réalisée sur le réchauffement climatique - démontrait que "78% des personnes interrogées souhaitent  que leur pays s’engage à limiter les émissions de gaz à effet de serre dans le cadre d’un accord international".

 

En France, la sensibilisation de l’opinion publique au réchauffement climatique va également croissant, une dynamique que l’organisation de la COP21 a contribué à alimenter.

En 2009, seuls 64% des Français avaient "entendu parler du sommet de Copenhague", alors qu’en 2015, ils sont 76% à savoir que "la COP21 est la prochaine conférence de l’Onu sur le climat".

Par ailleurs, les Français ne se contentent plus de tirer la sonnette d’alarme sur les risques du réchauffement planétaire mais se disent désormais prêts à changer leurs comportements:  55% pensent que les dérèglements à attendre du réchauffement rendront les conditions de vie extrêmement pénibles ;  81% d’entre eux pensent que le réchauffement climatique est dangereux, 83% considèrent que le climat est une priorité et 86% pensent qu’il va falloir modifier leurs modes de vie.

 

Enfin, il est intéressant de constater que les questions posées par les sondeurs confirment une évolution des mentalités et une disparition des thèses climato-sceptiques. Une étude réalisée par l’institut IPSOS en janvier 2010 posait par exemple les questions suivantes : "Personnellement, croyez-vous au réchauffement climatique ?", "Le réchauffement climatique est-il scientifiquement prouvé ?". Des interrogations qui ont aujourd’hui disparu des études d’opinion et qui semblent totalement désuètes. 

Une mobilisation sans précédent    

Soucieux de tirer les enseignements de l’échec de Copenhague, les organisateurs de la COP21 ont mis un point d’honneur à impliquer un maximum d’acteurs dans la réussite du sommet de Paris.

 

Ils ont d’abord veillé à associer l’ensemble des 195 pays signataire de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC), en les invitant à transmettre en amont leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).

A ce jour, 149 pays, responsables de près de 90% des émissions de GES, ont rendu leurs contributions (INDC). Bien que le scénario le plus probable aujourd’hui soit celui d’un réchauffement climatique de l’ordre de 2,7 à 3° d’ici la fin du siècle, ces contributions traduisent une avancée par rapport aux prévisions d’un réchauffement de 4° envisagées en 2011, et constituent une étape essentielle dans la recherche d’un accord juridiquement contraignant et acceptable pour tous.

 

Par ailleurs, si les contributions sont aujourd’hui insuffisantes au regard du niveau mondial d’émissions, il convient de rappeler qu’elles portent sur des engagements d’une toute autre ampleur que ceux  pris lors des précédents sommets.

A titre de comparaison, la première phase du protocole de Kyoto prévoyait pour 38 pays une réduction des émissions de GES de 5,2% entre 2008 et 2012 par rapport aux émissions de 1990. Lors de la conférence de Doha, les pays développés se sont engagés à réduire leurs émissions d’au moins 18% entre 2013 et 2020. Aujourd’hui, les engagements de l’Union Européenne portent sur une réduction d’au moins 40% d’ici 2030, celle des Etats-Unis oscille entre 26 et 28% d’ici 2025, et certains pays, comme le Costa-Rica ou le Bhoutan se sont engagés dans la voie d’une économie neutre en carbone à l’horizon 2030.

 

En outre, la COP21 sera marquée par la présence des Etats-Unis et de la Chine à la table des négociations. Ces deux puissances, qui avaient contribué à bloquer les négociations lors du sommet de Copenhague, totalisent 45% des émissions de GES mondiales et se sont engagées, pour l’une, à passer de – 17% d’émissions en 2020 à – 26% en 2025, et pour l’autre, à atteindre un pic d’émissions au plus tard en 2030 avant d’organiser un reflux. 

Il convient de souligner que ces décisions tranchent avec le passé : en 1997, le Sénat américain s’était vigoureusement opposé à la ratification du protocole de Kyoto alors que depuis 1990, la Chine a multiplié par quatre ses émissions de GES par personne.

Sans un engagement fort de la part de ces deux pays, les chances d’atteindre l’objectif des 2° auraient été nulles et les leviers de mobilisation des autres puissances du nord, d’une part, et des pays émergents, d’autre part, auraient été moindres. 

 

Enfin, la COP21 permettra d’intégrer aux négociations les acteurs non-étatiques, qui constituent un maillon central de la lutte contre le réchauffement climatique.

Les collectivités locales, les entreprises et les acteurs de la société civile participeront à "l’agenda des solutions" qui doit permettre de mettre en avant des initiatives locales particulièrement ambitieuses. Des grands groupes, à l’instar d’Axa ou de Sodexo en France, se sont engagés à adapter leurs modèles de développement à l’objectif des 2°.

Enfin, la COP21 comporte également un calendrier financier visant à convaincre les banques centrales, les agences de notation, ou encore les compagnies d’assurance, à prendre en compte le risque climatique.

Un accord ambitieux à concrétiser    

Si la mobilisation - à la fois citoyenne et institutionnelle – pour la COP21 a permis d’insuffler une nouvelle dynamique dans la lutte contre le dérèglement climatique, certaines incertitudes demeurent quant à la nature de l’accord qui pourrait être signé à Paris la semaine prochaine.


L’ensemble des observateurs s’accorde  pour affirmer que l’issue de la conférence de Paris dépendra en premier lieu du caractère juridiquement contraignant de l’accord qui sera signé. 

Si le protocole de Kyoto, ratifié en 1997, a consacré le principe d’un engagement juridiquement contraignant pour les parties, la conférence de Lima (2014), dans la lignée de celle de Copenhague (2009), s’est ralliée au principe dit du "self-service", c’est-à-dire d’engagements élaborés par les Etats eux-mêmes.

Dans ce contexte, tout l’enjeu de la conférence de Paris sera de parvenir à élaborer, à partir de contributions individuelles et volontaires fournies par les participants, un accord juridiquement contraignant et accepté par tous, au risque de voir s’éloigner l’objectif des deux degrés.


Par ailleurs, ce sommet devra aboutir à un accord englobant qui dépasse le clivage Nord-Sud et qui propose un panel de solutions adaptées non seulement aux pays industrialisés, particulièrement émetteurs, mais également aux pays émergents, aux pays gaziers, aux pays pétroliers et aux pays les moins avancées. Cette approche coordonnée est la seule à même d’engager l’ensemble des états sur la voie de la stabilisation climatique.


Dans ce cadre, un enjeu majeur sera de parvenir à s’accorder sur des transferts financiers du Nord vers le Sud afin d’aider les pays en développement à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre. Comme le rappelait récemment la Fondation Nicolas Hulot (FNH): "Cette promesse a conduit la majorité des pays en développement à conditionner ses engagements en matière d’émissions de GES à l’obtention de financements internationaux ".

Alors que les pays développés s’étaient engagés à apporter 100 Mds d’euros aux pays en développement, l’OCDE a estimé en 2014 qu’il manquait près de 40 Mds d’euros de financements publics et privés.

Pour régler ce point central, plusieurs solutions doivent être envisagées : la FNH considère qu’une action plus ambitieuse des 11 pays européens qui travaillent à la mise en place d’une taxe sur les transactions financières constitue la solution la plus crédible. Dans leur rapport sur les financements pour le climat, Alain Grandjean et Pascal Canfin ont préconisé la mise en œuvre d’un "corridor-carbone" consistant à augmenter progressivement le prix du Co2 sous la houlette du FMI et de la banque mondiale.

Enfin les économistes Christian de Perthuis et Raphaël Trotignon, ont récemment appelé à la mise en œuvre d’un système de bonus-malus "basé sur le niveau moyen d’émissions par habitants", et à l’organisation d’un marché transcontinental du carbone autour des trois principales puissances émettrices que sont la Chine, l’Union Européenne, et les Etats-Unis

Après la COP : quelles réformes pour respecter nos engagements ?

Bien que d’une importance majeure, la COP21 doit être considérée comme une étape dans un processus long, qui doit permettre de limiter à 2 degrés le réchauffement climatique d’ici 2100. Le sommet de Paris permettra de fixer un cap, qu’il reviendra ensuite aux Etats de répercuter à travers des politiques publiques plus écologiques. En France par exemple, le respect des objectifs inscrits dans la contribution des états européens appellera des réformes de grande ampleur, notamment  dans les secteurs les plus émetteurs que sont les transports (27% des émissions), l’agriculture (20%), ou encore le résidentiel-tertiaire (18%).

Prolonger l’élan de la transition énergétique    

Les États de l’Union Européenne ont fait le choix de transmettre une contribution unique en vue de la COP21. Celle-ci  prévoit notamment une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, le développement des énergies renouvelables à hauteur de 27% de la consommation énergétique,  et une amélioration de 27% de l’efficacité énergétique (objectif non - contraignant).


Soucieux d’adapter la législation française à ces objectifs et de pouvoir s’afficher comme une nation « exemplaire » lors du sommet de Paris, la France s’est dotée d’une loi, promulguée le 17 août 2015, sur la transition énergétique pour la croissance verte. Ce texte reprend en partie les engagements contenus dans la contribution européenne : il fixe comme objectif de réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 1990, et de les diviser par quatre d’ici 2050. Il prévoit également une diminution de moitié de la consommation d’énergie d’ici 2050, une baisse de 30% de la part des fossiles dans la production d’énergie et une augmentation des renouvelables pour atteindre 32% de la consommation d’énergie en 2050.


Ces dispositions démontrent que des engagements internationaux peuvent se traduire par des réformes d’envergure au plan national.


Néanmoins,  pour respecter les objectifs de la contribution européenne, les décrets qui seront publiés dans le cadre de la stratégie bas-carbone – qui fixe des plafonds d’émission pour chaque secteur – et de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) - qui arrête les stratégies des différentes filières énergétiques – devront être particulièrement ambitieux. A en croire Morgane Créach, directrice du Réseau Action Climat « Il faudrait doubler le rythme de développement annuel des énergies renouvelables si on veut tenir les objectifs de la France fixés en 2020. (…) Dans quasiment tous les secteurs de cette transition, y compris dans la rénovation de l’habitat, la France a un retard certain »

Rééquilibrer notre système de transports    

En France, le transport est le premier secteur émetteur de GES, avec 27% des émissions. Or, 92% de ces émissions sont imputables au transport routier et 57% aux seuls véhicules particuliers. Si notre système se caractérise aujourd’hui par une très forte dépendance au réseau routier (80% des déplacements de personnes et 90% du transport de marchandises), une réduction des émissions passera nécessairement par un soutien aux transports collectifs, un développement ferroviaire, et par une politique cohérente de report modal, y compris pour la logistique.

 

La loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement (août 2009) fixait notamment deux objectifs en matière de transports : la réduction de 20% des émissions de ce secteur d’ici 2020, et l’atteinte d’une part modale du non-routier et du non-aérien de 25% à l’échéance 2022. Ces objectifs sont  loin d’être atteints aujourd’hui puisque les émissions liées au transport ont augmenté de 9% entre 1990 et 2012 alors que la part modale du non-routier et du non-aérien plafonne à 12%. Dans ce contexte, des mesures fortes devront nécessairement être prises en faveur des modes de transports les moins émetteurs.

 

Afin de tenir les engagements de réduction des émissions de GES dans ce secteur, les pouvoirs publics devront mettre fin au paradigme du "tout-routier",  développer les transports collectifs, faire preuve de volontarisme politique en faveur du ferroviaire, sauvegarder et renforcer le maillage du réseau ferré national,  préserver les trains intercités que la SNCF souhaite supprimer à hauteur de 50% alors qu’ils contribuent à réduire les déplacements les plus polluants et qu’ils émettent quatre fois moins de Co2 que les bus et trois fois moins que les TER, développer intensivement  le ferroutage, ou encore en garantir une politique tarifaire attractive. Par ailleurs, le rééquilibrage entre la fiscalité du diesel et celle de l’essence, dans la continuité des mesures votées lors de la loi de finance 2016, sera indispensable. Enfin, des mesures de soutien aux nouveaux usages de la mobilité (auto partage, covoiturage) et une politique incitative en faveur du vélo (publication du décret de l’indemnité kilométrique, appel à projet vélo national) devront compléter ce dispositif.  Toutes ces dispositions pourraient faire l’objet d’une nouvelle loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI 2).

Vers un acte II de l’agroécologie    

Le centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique évalue à 20% la part d’émissions de GES liée à l’agriculture. Ce chiffre traduit une baisse de 9,2% des émissions de ce secteur entre 1990 et 2012, qui s’explique notamment par la diminution du cheptel bovin et la réduction de la fertilisation azotée.

 

Néanmoins, cette tendance est insuffisante au regard des objectifs européens et sans une baisse d’environ 25% des émissions d’origine agricole, la France ne pourra pas respecter ses engagements. En effet, alors que l’agriculture est quasiment absente des dispositifs de mise en œuvre du paquet climat-énergie et du système européen d’échange de quotas carbone, un maintien des émissions au niveau actuel contraindrait les autres secteurs à atteindre un bilan carbone quasi nul d’ici 2050 pour que les objectifs de réduction d’émission soient respectés.

 

Dans ce contexte, la mise en œuvre de dispositifs incitant les agriculteurs à réduire leur empreinte-carbone apparaît indispensable. D’abord, il conviendra de rationaliser le recours aux intrants et aux produits phytosanitaires en consolidant les dispositifs de la "loi Labbé" et du plan Ecophyto II.

Ensuite, une priorité devra être accordée à la restauration des terres dégradées (70 000 ha disparaissent chaque année à cause de l’artificialisation des sols) et à la réduction de la déforestation. Une stratégie relativement simple consisterait à reboiser avec des résineux, particulièrement efficaces pour capter le carbone.

Par ailleurs, le développement des circuits courts, la  promotion de l’agriculture urbaine et l’incitation au redimensionnement des élevages devront être soutenus.

Enfin, la modification de l’alimentation du bétail, le stockage du carbone dans les fermes ou encore le développement des fermes à énergie positive devront  être encouragés. D’après un rapport de 2014 du Conseil général de l’agriculture, de l’alimentation et des espaces ruraux (CGAAER), l’ensemble de ces dispositifs pourraient permettre de réduire les émissions de GES d’origine agricole de 20 à 60% d’ici 2030.

Habitat : priorité à la rénovation énergétique.

Les émissions du secteur résidentiel et tertiaire représentent 18% des émissions totales et 23,5% si l’on intègre des émissions liées à la production d’électricité et de chauffage urbain. Elles constituent la troisième source d’émission de GES dans notre pays.


Dans ce secteur, de nombreuses mesures ont d’ores et déjà été prises: l’entrée en vigueur de la réglementation thermique 2012 (RT2012), la mise en place de dispositifs d’aide tels que le crédit d’impôt développement durable (6 millions de logements entre 2005 et 2011), l’écoprêt à taux zéro (220 000 contrats souscrits entre 2009 et 2012), ou encore l’éco-prêt logement social (123 00 au 1er janvier 2013).

Ces dispositifs ont permis de faire du logement le secteur le plus performant en matière de réduction d’émissions de GES, avec une baisse de plus de 11% entre 1990 et 2013.


Mais pour respecter ses objectifs de réduction d’émissions, la France devra passer à la vitesse supérieure dans le domaine de la rénovation énergétique pour atteindre 500 000 rénovations par an, contre 330 000 aujourd’hui, avant 2017.

La loi du 17 août 2015 sur la transition énergétique pour la croissance verte fournit des outils en ce sens.

Pour autant, l’atteinte de cet objectif commande d’élaborer un vaste plan de rénovation énergétique reposant sur une feuille de route précisée, une massification des solutions ayant fait leurs preuves, avec des dispositifs d’incitation renforcés et des structures d’accompagnement décentralisées s’appuyant notamment sur les collectivités territoriales, et un financement garanti.

Par ailleurs, les dispositifs d’aide à la construction de logements neutres ou à énergie positive doivent être simplifiés, harmonisés, et faire l’objet d’une meilleure campagne d’information pour atteindre leur rythme de croisière.


Les Chiffres à retenir

La mobilisation de l’opinion publique en faveur du climat, c’est:

78% des citoyens mondiaux qui souhaitent que leur pays s’engage à limiter les émissions de gaz à effet de serre dans le cadre d’un accord international.


81% des Français qui pensent que le réchauffement climatique est dangereux.


83% des Français qui considèrent que le climat est une priorité.

La COP21, c’est :

195 pays, dont la Chine et les Etats-Unis, et 147 chefs d’Etats présents à Paris.


149 contributions, représentants 90% des émissions de GES, qui ont été rendues.


Tous les acteurs non étatiques (collectivités, associations, entreprises, institutions financières) représentés.

Les réformes concrètes à mener pour respecter nos engagements, c’est :    

Doubler le rythme de développement annuel des ENR.


Mettre fin au "tout routier", développer le maillage du réseau ferré national et doubler la part modale du non-routier et du non-aérien d’ici 2022.


Réduire de 25% les émissions de GES d’origine agricole en réduisant le recours aux intrants, en restaurant les terres dégradées, en reboisant,   en développant les circuits courts, et en redimensionnant les élevages.


Faire de la rénovation une priorité pour atteindre 500 000 rénovations énergétiques par an dès 2017. 


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Commentaires : 7
  • #1

    Bonomo Raymond (lundi, 30 novembre 2015 12:40)

    Excellente présentation à corréler avec les enjeux politiques, économiques, socio-culturels des prochaines élections régionales.
    La mobilisation des citoyens pour voter pour nos listes est essentielle.
    Le résultat sera un garant de la mise en oeuvre des mesures.

  • #2

    Bubu (samedi, 05 décembre 2015 00:18)

    Sachez que vous les ecologistes etes aussi pollueurs que l ensemble de la population car vous vivez et cosommez comme tout le monde. La seule polution, est
    La mise au monde d'enfants. Plus nous serons nombreux, plus lacosommation sera importante. CQFD.

  • #3

    Rémi de Kersauson (lundi, 14 décembre 2015 10:48)

    Et voilà, un accord est conclu. Mais pour rester en dessous des 3° de hausse des températures, il s'agit de beaucoup de bonnes intentions qui restent à confirmer et qui seront soumises aux aléas politiques des pays signataires. L'incertitude demeure en cas de victoire des républicains lors des prochaines présidentielles US. Pendant que le gouvernement essaie de faire de l'écologie ou au moins de s'en occuper, nombre d'écologistes se condamnent à ne faire qu'en parler. Et la meilleure façon de veiller à l'application future des accords de la COP 21 sera d'être dans le gouvernement qui sera en place pour le faire. Le constat de "Ecologie ou gauchisme" s'impose cruellement.

  • #4

    Serrurier Paris (vendredi, 13 janvier 2017 17:45)

    L'un des premier article à véritablement exposer les chiffres de façon clair et détaillé. Merci pour cela ;)

  • #5

    Hobert Brundige (mercredi, 01 février 2017 21:42)


    I just could not go away your site prior to suggesting that I actually enjoyed the standard info a person supply to your visitors? Is going to be again incessantly to check up on new posts

  • #6

    urgence serrurier paris 5 (mercredi, 08 février 2017 11:31)

    Un bon article claire et détaillé merci pour le partage .

  • #7

    http://serrurierparis13.parisserrurier.paris/ (jeudi, 09 février 2017 10:00)

    Un article très intéressant !! Merci pour le partage :-D