NDDL : La destruction des espaces naturels, stop ou encore ?

Tous les sept ans, c'est l'équivalent de la surface d'un département français d'espaces naturels et agricoles qui disparaît, victime de l'urbanisation ou de la construction d'infrastructures diverses.

  

Premières victimes de ce phénomène : les zones humides, qui constituent pourtant une richesse essentielle, par la biodiversité qu'elles abritent, par le rôle de régulateur micro-climatique qu'elles jouent et par la captation et la filtration des eaux de pluie qu'elles permettent.

 

La meilleure arme contre les inondations des zones urbaines, ce sont ces zones humides qui, telles des éponges, contribuent à une régulation naturelle des systèmes hydrologiques !

 

 

Pour préserver l'environnement, la Loi française sur la biodiversité propose une méthode qui tient en 3 mots, dont l'ordre ne doit rien au hasard : éviter, réduire, compenser.

 

Éviter les aménagements qui portent aux zones humides quand c'est possible, les repenser pour réduire les impacts si on ne peut pas les éviter, et, en dernier lieu quand il n'y a pas d'autres solutions, les compenser par des mesures de reconstitution d'espaces naturels à proximité.

 

Une partie des recours qui sont déposés contre le projet de nouvel aéroport à NDDL tient aux mesures de compensation que beaucoup estiment insuffisantes. Ces débats peuvent durer très longtemps, entretenir un contentieux sans fin, car le projet d'aéroport de Notre­-Dame des Landes a été conçu à une époque où on n'avait pas pris conscience de l'importance de l'importance des zones humides.

 

Le 26 juin, les habitants du territoire ont la possibilité de remettre du bon sens dans un dossier qui en manque tant : il est possible d'éviter les atteintes aux zones humides de Notre Dame des Landes, qui jouent un rôle important dans la régulation des eaux du département, en évitant tout simplement de construire l'aéroport !

 

Alors, l'artificialisation des sols et la destruction des zones humides essentielles à l'équilibre environnemental, STOP ou encore ?

 

En disant STOP, nous avons l'occasion de traduire enfin en actes toutes les recommandations des experts de l'environnement et de préserver un milieu essentiel pour son équilibre