NDDL : Le mensonge sur le "transfert" STOP ou encore ?

C'est le mot magique. Celui qui est censé faire taire toutes les critiques sur l'absurdité financière à abandonner un équipement dans lequel des millions ont été investis pendant 40 ans, pour en construire un nouveau au coût incertain : NNDL, ce ne serait qu'un "transfert" de l'aéroport !

 

Sous entendu : la fin de l'exploitation de Nantes Atlantique dégagerait de nouvelles zones constructibles, NDDL remplacerait les aéroports existants et serait donc économiquement justifié.

 

 

ET ON DÉCOUVRE QUE MÊME SI LE OUI L'EMPORTAIT ...LA PISTE DE BOUGUENAIS NE FERMERAIT PAS !

 

 

Les partisans du projet ont, un temps, feint de croire que Nantes Atlantique fermerait définitivement et que le terrain lui même serait promis à de nouvelles activités. ...avant de réaliser que la présence de l'usine Airbus rendait indispensable le maintien de la piste et de nombreuses installations, parce qu'il n'est pas d'usine de ce type viable sans piste adossée pour transporter les pièces nécessaires à son activité.

 

Les avions qui volent le plus bas, les Bélugas, continueront donc, quel que soit le choix sur NDDL, à survoler le sud Loire....

 

Et les équipements de sécurité, de guidage, la piste perdureraient : payés par le contribuable, au service d'une seule entreprise...

 

"MAIS CE SERA L'AÉROPORT DE NANTES ET DE RENNES" : ENFIN, PRESQUE...

 

"L'aéroport sera celui du grand ouest", nous disent les partisans du soi-disant "transfert". Là encore, la théorie tient de l'enfumage : Rennes Saint Jacques ne fermerait pas si NDDL devait voir le jour : et pour cause, peu accepteraient de devoir faire 40 km depuis la capitale de l'île et Vilaine pour prendre un vol courte distance (l'essentiel des vols rennais). Et à saint Nazaire, qui possède aussi une usine Airbus, même chose qu'à Nantes : le maintien du site de production passe par celui de l'aérodrome.

 

Alors, le mensonge sur le "transfert" STOP ou encore ?

 

Et si la solution la plus sobre et la plus raisonnable était de mettre en réseau les plate formes d'Angers, Rennes, Saint-Nazaire et Nantes Atlantique, en spécialisant les trafics - notamment pour les vols vacances ? Et si on jouait la carte de la coopération plutôt que celle d'une fuite en avant qui ne rationalise rien - sinon les bénéfices de l'exploitant ?