Fessenheim : promesse tenue tardivement, mais promesse tenue !

En acceptant aujourd’hui la proposition d’indemnisation de l’État, le conseil d’Administration d’EDF a fait un pas en avant pour la mise en œuvre de la loi de transition énergétique et la concrétisation d'une promesse faite par François Hollande d'abord en tant que candidat en 2012 et ensuite en tant que Président de la République.

 

 

Cette décision avait beaucoup tardé, au point que certains avaient fini par penser qu'elle ne serait jamais mise en œuvre avant la fin du mandat de François Hollande. Elle interroge d’ailleurs sur la capacité de notre pays à décider sereinement d’une politique énergétique. Les administrateurs de l’Etat n’ont en effet pas pu voter, ce qui est un comble pour une entreprise dont l’État détient 85% du capital, et seule la voix prépondérante du Président a permis ce vote positif. Ce ne sont ni les salariés d’EDF, ni ses actionnaires privés qui doivent décider de la politique de notre pays à la place des citoyens et de leurs élus au Parlement et leur gouvernement.

 

 

Il convient maintenant que le gouvernement signe au plus vite le décret abrogeant l’autorisation d’exploiter de cette centrale, la plus vieille de France. Ce décret doit en outre garantir qu’en cas de retour d’une droite pro-nucléaire au pouvoir dans les mois qui viennent, Fessenheim soit tenue de se soumettre aux exigences actuelles présidant à l’ouverture d’une installation nucléaire, ce qui du fait de sa vétusté et de sa situation au-dessus de la plus grande nappe phréatique d’Europe rend une réouverture improbable.

 

La fermeture de Fessenheim n'entraînera aucun licenciement : nous rappelons que l'arrêt puis le démantèlement des plus vieilles centrales nucléaires permettra aux salariés qui ne seraient pas impliqués dans le démantèlement d'être tous reclassés et reconvertis au sein du groupe EDF.

 

« Les embûches juridico-administratives sont désormais derrière nous. Il n’y a plus à tergiverser : le gouvernement doit au plus vite signer le décret permettant la fermeture définitive de Fessenheim. La France doit investir dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, qui ont la double vertu d’être plus écologiques et beaucoup plus créatrices d’emplois. EDF a un rôle important à y jouer.  » insiste François de Rugy, Président du parti Ecologistes / député de Loire-Atlantique-Vp de l’Assemblée nationale.