Fessenheim : promesse tenue tardivement, mais promesse tenue !

En acceptant aujourd’hui la proposition d’indemnisation de l’État, le conseil d’Administration d’EDF a fait un pas en avant pour la mise en œuvre de la loi de transition énergétique et la concrétisation d'une promesse faite par François Hollande d'abord en tant que candidat en 2012 et ensuite en tant que Président de la République.

 

 

Cette décision avait beaucoup tardé, au point que certains avaient fini par penser qu'elle ne serait jamais mise en œuvre avant la fin du mandat de François Hollande. Elle interroge d’ailleurs sur la capacité de notre pays à décider sereinement d’une politique énergétique. Les administrateurs de l’Etat n’ont en effet pas pu voter, ce qui est un comble pour une entreprise dont l’État détient 85% du capital, et seule la voix prépondérante du Président a permis ce vote positif. Ce ne sont ni les salariés d’EDF, ni ses actionnaires privés qui doivent décider de la politique de notre pays à la place des citoyens et de leurs élus au Parlement et leur gouvernement.

 

 

Il convient maintenant que le gouvernement signe au plus vite le décret abrogeant l’autorisation d’exploiter de cette centrale, la plus vieille de France. Ce décret doit en outre garantir qu’en cas de retour d’une droite pro-nucléaire au pouvoir dans les mois qui viennent, Fessenheim soit tenue de se soumettre aux exigences actuelles présidant à l’ouverture d’une installation nucléaire, ce qui du fait de sa vétusté et de sa situation au-dessus de la plus grande nappe phréatique d’Europe rend une réouverture improbable.

 

La fermeture de Fessenheim n'entraînera aucun licenciement : nous rappelons que l'arrêt puis le démantèlement des plus vieilles centrales nucléaires permettra aux salariés qui ne seraient pas impliqués dans le démantèlement d'être tous reclassés et reconvertis au sein du groupe EDF.

 

« Les embûches juridico-administratives sont désormais derrière nous. Il n’y a plus à tergiverser : le gouvernement doit au plus vite signer le décret permettant la fermeture définitive de Fessenheim. La France doit investir dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, qui ont la double vertu d’être plus écologiques et beaucoup plus créatrices d’emplois. EDF a un rôle important à y jouer.  » insiste François de Rugy, Président du parti Ecologistes / député de Loire-Atlantique-Vp de l’Assemblée nationale.

Réaction à l'élection de Trump à la Présidence des Etats-Unis

Ce matin, nous apprenons - sidérés - l'élection de Donald Trump à la Présidence des Etats-Unis.

 

Cela paraissait inimaginable et c'est arrivé. Aux Etats-Unis, la régression n'est plus seulement une tentation mais une réalité validée par une majorité des électeurs, une courte majorité mais une majorité tout de même.

 

Contrairement à Trump, nous sommes des démocrates. Nous ne contestons pas le résultat des élections. Mais chacun voit bien que ce n'est pas une simple alternance. C'est un choc. C'est un choc sur ce que nous pensons être les Etats-Unis. Nous avons du mal à imaginer que la première puissance du monde, fière d'elle-même (parfois trop à notre goût), choisisse pour président une personnalité qui a tenu pendant toute sa campagne des discours de fermeture et de régression à tous les niveaux.

 

C'est un choc pour nous autres Français qui avons en commun avec les Américains d'être persuadés d'avoir un rôle particulier à jouer dans le monde, un message universel à porter au monde. 

 

 

C'est sans aucun doute un choc à venir pour le monde tellement Donald Trump a annoncé un virage dans la politique internationale des Etats-Unis, recherchant un axe avec la Russie de Vladimir Poutine.

 

C'est un choc probablement pour la société américaine qui n'est évidemment pas d'un seul bloc. Il y a deux Amérique en une comme il y a deux France en une. Nous devons avoir une pensée de solidarité et de soutien à nos amis américains, notamment à toutes celles et tous ceux que Donald Trump a insultés dans cette campagne, à toutes celles et tous ceux qu'il a désignés à la vindicte populaire.

 

C'est un choc pour les écologistes. Donald Trump a fait une campagne à l'opposé des valeurs humanistes que les écologistes défendent. Donald Trump a aussi fait campagne contre l'accord de Paris sur le climat négocié et ratifié par Barack Obama. Donald Trump a clairement annoncé qu'il ferait marche arrière dans la lutte contre le changement climatique. Il s'affirme climato-sceptique et veut relancer les centrales à charbon aux Etats-Unis.

 

Il est trop tôt pour comprendre les ressorts de cette élection de Donald Trump. On peut simplement dire que les Etats-Unis ne sont malheureusement pas un cas isolé. La poussée électorale est forte dans de très nombreux pays du monde en faveur des discours nationalistes de fermeture, d'exclusion, des discours racistes, des discours simplistes, des discours extrémistes. Les crispations identitaires et religieuses sont une réaction à la mondialisation et nourrissent la violence du monde.

 

La France est à la veille d'une élection présidentielle. Cette tentation de la régression existe aussi en France. Elle s'exprime depuis de nombreuses années dans le vote pour le Front National de Marine Le Pen. Cela fait longtemps que ce vote n'est plus seulement un vote protestataire mais aussi un vote d'adhésion à cette vision du monde.

 

Cette tentation de la régression s'exprime aussi dans la campagne que mène Nicolas Sarkozy pour la primaire de la droite. Et s'il y a une leçon que l'on peut tirer de l'élection américaine, c'est qu'une grande partie du résultat final se joue à la primaire !

Que l'on soit électeur, militant ou responsable politique, élu ou candidat, notamment à gauche, nous avons toutes et tous une part de responsabilité. Et notre responsabilité est maintenant de tout faire pour éviter à la France de céder à la tentation de la régression. Rien n'est impossible. Ni dans un sens, ni dans un autre...

 

Et si ce choc provoqué par l'élection de Trump nous sortait de cette forme d'irresponsabilité qui consiste à continuer à faire comme avant. Est-ce que la gauche française continuera à faire comme avant en se divisant, tel ou tel cherchant à jouer avant tout sa carte personnelle ? Est-ce que chaque parti voudra avoir sa candidature à l'élection présidentielle privilégiant le morcellement et la division, préférant la dispersion même si elle doit mener à la disparition ?

 

Est-ce que l'on va continuer dans le déni de réalité sur les évolutions des aspirations politiques des Français ? Est-ce que l'on va continuer à faire croire que des petits calculs permettront de renverser des tendances lourdes ? Ou est-ce que l'on va être capable de se hisser à la hauteur de cet enjeu du choix entre la tentation de la régression et l'espoir du progrès ?

 

Sortons de nos postures, de nos petits calculs et regardons la réalité en face. Les écologistes ont leur part de responsabilité. Ils doivent les prendre. Nous les prendrons.

François de Rugy invité des 4 vérités

François de Rugy était l'invité de Caroline Roux dans les 4 Vérités hier matin. 

Baisse mensuelle du chômage : "une bonne nouvelle qui ne fait pas un projet présidentiel"

La baisse mensuelle du chômage est une bonne nouvelle. 

Cela vient apporter un démenti au tableau noir que certains souhaitent dresser de la France en période pré-électorale. A l’inverse, les chiffres contradictoires d'un mois sur l'autre tout comme le nombre global de demandeurs d'emplois qui reste particulièrement élevé ne donnent pas plus de crédit au scénario du « ça va mieux ».

 

 

N'oublions jamais que derrière ces chiffres, il y a des situations humaines, qui restent très difficiles pour de nombreux compatriotes notamment les chômeurs de longue durée.

 

 

Ces chiffres disent avant tout que, globalement, les entreprises de France créent plus d'emplois qu'elles n'en suppriment, ce qui est évidemment une bonne nouvelle. De nombreux Français ont trouvé un emploi, que de nombreuses entreprises en ont créés, que des initiatives indépendantes sont lancées et nous devons les accompagner. Ces chiffres disent aussi que d’autres n’ont toujours pas trouvé d’activité, en raison de trop

faibles créations d'activités mais pas seulement : la formation professionnelle, l’orientation des jeunes, l’apprentissage, de nombreuses

politiques doivent répondre à ces situations. L'enjeu est aussi d'accélérer le développement de nouveaux secteurs d'activité comme l'économie verte ou le numérique.

 

Les politiques doivent faire preuve d'humilité car, rappelons-le, ce n’est pas l’Etat qui créé de l’emploi en France, ce sont les Français et particulièrement les entreprises. Les politiques publiques doivent les accompagner, leur donner le cadre le mieux

adapté.

 

Parlons vrai : la vie politique française, et singulièrement à gauche, ne peut être suspendue aux fluctuations d’un chiffre aussi désincarné et immaîtrisable que celui du nombre mensuel d’inscrits à Pôle Emploi. L’inversion d’une courbe ne fait pas un projet présidentiel.

Automobile : son avenir sera écologique ou ne sera pas.

Tous les deux ans, se tient à Paris le "Mondial de l'automobile". Longtemps, showroom géant des dernières nouveautés de chaque constructeur, ce salon suscite maintenant une réflexion plus large sur l'avenir technologique de l'automobile et, c'est nouveau, sur une révolution en cours, celle de ses usages.

 

Si l'automobile reste associée à l'idée de liberté de mouvement, son image s'est écornée ces dernières années du fait de la prise de conscience de plus en plus partagée sur ses effets secondaires néfastes pour l'environnement et la santé. Sans doute moins un objet de passion, la voiture individuelle fait aussi l'objet d'une approche plus rationnelle de la part du consommateur que ce soit par rapport au coût ou au temps de trajet.

 

 

Adjoint au Maire de Nantes en charge des transports et des déplacements pendant 7 ans, j’ai gardé de cette expérience une approche écologiste pragmatique des transports en générale et de l'automobile en particulier.

 

 

En France, l’automobile reste le mode de déplacement utile et souvent le plus efficace dans un certain nombre de situations, notamment lorsque les transports en commun ne peuvent remplir le même service du fait de l’habitat dispersé et de l’éloignement des lieux d’habitation par rapport aux emplois, aux loisirs, aux commerces ou aux services publics…

 

Pour ces usages, au-delà du travail de fond sur des politiques d'aménagement fondées sur une urbanisation moins étalée et plus fonctionnelle, il est évident que la première priorité est d'accélérer la généralisation de motorisations plus sobres et moins polluantes. Cela passe aussi bien par le changement des motorisations et l'allégement des véhicules. Les innovations technologiques sont diverses et il ne faut pas croire à une solution miracle unique : de même que le tout-diesel a été une grave erreur, croire q'un basculement vers le tout-électrique réglerait tout, serait une illusion.

  

 

Le véhicule hybride est maintenant une solution opérationnelle permettant une moindre consommation de carburant fossile pour un même service rendu. Le véhicule au gaz, très répandu en Italie par exemple, devrait être développé : sa combustion est beaucoup moins polluante et il peut être alimenté par du biogaz issu de la méthanisation, qui peut être produit de façon très décentralisée, notamment en milieu rural. Le véhicule électrique commence à voir son autonomie s'accroître : contrairement à une idée reçue, c'est en milieu rural et périurbain pour des trajets d'une certaine distance, réguliers et prévisibles,  qu'il peut être le plus pertinent, la recharge à domicile ne posant par ailleurs pas de problème. Pour l'avenir, la filière hydrogène doit également être expérimentée à plus grande échelle. Elle garantit zéro émission de CO2 et elle peut s'articuler efficacement avec les énergies renouvelables.

 

Si les normes européennes continuent à progresser dans le sens de la réduction des émissions de CO2 tout en intégrant les autres polluants, le mouvement amorcé par les consommateurs, constaté par la baisse du diesel dans les chiffres de ventes de véhicules neufs, ce mouvement se poursuivra et s'amplifiera. En France, où les décideurs politiques ont souvent eu du retard par rapport aux consommateurs, il reviendra aux pouvoirs publics d'accompagner ce changement pour accentuer le renouvellement du parc automobile. Cela passe sans doute par des primes à la conversion pour l'achat de véhicules neufs mais aussi pour des occasions récentes dans la mesure où les automobilistes mettraient leurs vieux véhicules à la casse.

 

 

Une politique cohérente entre les normes, la fiscalité des carburants  (égalisation gasoil- essence) et l'adaptation du dispositif de bonus-malus permettront d'assainir le parc automobile français (mouvement déjà à l'œuvre puisque la part du diesel dans les ventes en France a considérablement baissé depuis 2012 : la part du diesel est passée de plus de 75% en 2012 à tout juste 50% aujourd'hui. Les ventes de voitures électriques, longtemps marginales, s'amplifient quelque peu.

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Non, le chômage n'est pas une courbe désincarnée

Non, le chômage n'est pas une courbe désincarnée. C'est une somme de souffrances humaines et d'échecs économiques. C'est un gâchis de savoir-faire de salariés expérimentés ou d'énergie de jeunes formés qui ne demandent qu'à s'intégrer dans des entreprises.

 

Face à un phénomène qui désagrège la société, qui fait perdre la foi en l'avenir, on a essayé le volontarisme colbertiste, le libéralisme destructeur de droits, les emplois aidés, la méthode Coué... Et rien de cela n'a empêché le chômage de masse de s'installer en France depuis plusieurs décennies.

Dans le débat présidentiel qui vient, il n'y a rien de plus désespérant que de voir se jouer, pour la énième fois, la même pièce - j'allais dire la même comédie si cela ne se traduisait in fine par tant de tragédies humaines.

 

 

Certains nous vanteront un retour au protectionnisme, qui est un mirage dans un système économique mondialisé : près d'un emploi sur quatre dépend directement du commerce international et des exportations de nos entreprises. On ne peut pas d'un côté se réjouir des ventes à l'étranger de paquebots construits à Saint-Nazaire, d'avions ou de sous-marins, de voitures ou de produits agricoles et agroalimentaires et d'un autre côté proposer de fermer nos frontières.

 

D'autres nous loueront les vertus de la dérégulation sans limites. On en connaît les conséquences sociales et on sait la dégradation de la qualité des emplois qu'elle provoque.

 

D'autres enfin nous proposeront de ne rien faire, attendant que les réformes engagées portent leurs fruits, dans l'espoir , cette fois, de ne pas manquer de "chance".

 

Et si on tentait l'humilité ? 

 

L'humilité, c'est d'abord de reconnaître que la croissance ne suffira ni à dissoudre l'exclusion, ni à éradiquer le chômage : dans un monde qui ne connaîtra plus de forts taux de croissance, c'est l'intensité en emplois des investissements qu'il faut viser : l'isolation thermique des bâtiments, les énergies renouvelables, l'agriculture paysanne, les infrastructures de transport collectif sont intensifs en emplois. C'est là que doivent se concentrer les investissements publics. C'est la que doivent être orientés les investissements publics et privés. Écologie et économie ne doivent plus être opposées. L'écologie sera un des facteurs principaux de relance économique. L'économie verte doit devenir la priorité absolue de nos politiques industrielles. 

 

L'humilité, c'est de reconnaître qu'une forme d'inertie et de conservatisme quant au financement de la protection sociale a fini par freiner la création d'emplois. Les cotisations salariales et patronales pèsent à la fois sur les fiches de paie et sur le coût du travail. Elles apportent des ressources indispensables pour financer notre système de protection sociale. Mais elles contribuent à freiner l'emploi. D'autres sources de financement, comme la taxe carbone ou la CSG, doivent être mobilisées pour baisser les charges et donner ainsi de l'oxygène aux PME, TPE, qui sont aptes à créer de l'emploi. Plusieurs fois nous nous sommes heurtés, au cours de cette législature, au conseil constitutionnel lorsque nous avons tenté de distinguer entre grandes et petites entreprises, entre entreprises familiales et économie financiarisée : s'il faut faire évoluer la constitution sur ce point, faisons-le !

 

L'humilité, c'est de reconnaître que ce n'est pas l'Etat qui va tout gérer. L'Etat doit être protecteur en assurant la protection sociale, la protection des droits des salariés dans le temps, notamment parce que  les salariés vont changer de plus en plus d'employeur. L'Etat doit mieux assurer la formation initiale des jeunes et réformer la formation continue pour qu'elle favorise les reconversions professionnelles notamment en cas de chômage. Mais, ce sont les entreprises qui vont créer des activités et des emplois. Et il faut leur faire confiance aux acteurs de l'entreprise. La loi El Khomri, même mal négociée et trop tardive, y contribue. Elle s'est heurtée à un débat de nature idéologique entre ceux qui refusent tout assouplissement négocié à l'échelle de l'entreprise du code du travail et ceux qui veulent vider le code du travail de sa substance.

Soyons plus audacieux et osons l'expérimentation : la prochaine élection présidentielle peut être l'occasion d'un pacte clair passé avec les Français. Engageons nous à essayer et à expérimenter vraiment : adoptons une loi inédite qui ne sera valable que pour 5 ans, période à l'issue de laquelle, sur la base de l'expérience et non de préjugés, on devrait soit valider ces mesures, soit adopter un autre texte, faute de quoi on reviendrait aux dispositions en vigueur auparavant.

 

Cette loi lisserait par exemple les seuils sociaux dans les entreprises, permettrait plus de souplesse dans l'organisation du travail, reconnaîtrait mieux le travail indépendant, créerait un contrat de travail à droits croissants au fil du temps. Et mettons en place un comité d'évaluation de la loi pluraliste qui, sur la base de l'expérience et de la réalité - et non plus de fantasmes - rédigerait des recommandations pour conserver ce qui marchera et réformer ce qui serait inefficace ou produirait des effets pervers. 

 

Bref, sortons des postures, des certitudes, des promesses toujours déçues, des solutions clés en main et osons le doute et le pragmatisme. 

Et n'oublions jamais que derrière les chiffres, il y a des femmes et des hommes. Qui n'en peuvent plus d'attendre et d'espérer. 

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Diesel : face aux scandales, engager durablement la transition

Après le scandale des logiciels truqueurs de Volkswagen, le gouvernement a décidé de créer une commission pluraliste qui étudie la réalité des émissions des véhicules mis sur le marché, non seulement les émissions de CO2, mais également des autres polluants atmosphériques, en particulier des particules fines particulièrement toxiques pour la santé.Les citoyens-consommateurs ont droit à la vérité qui passe par une transparence totale au niveau européen.

 

Selon une étude de l'ONG Transport et Environnement qui a recoupé les mesures de plusieurs études, les constructeurs dépassent pour la plupart les normes anti-pollution.

Sans même installer de logiciels truqueurs, les véhicules en circulation sur nos routes polluent jusqu’à 15 fois plus qu’annoncé, y compris ceux qui sont censés respecter les dernières normes EURO6. 5,5 millions de véhicules seraient dans ce cas rien qu’en France. Contrairement aux affirmations des constructeurs, cela va bien au-delà des seuls véhicules diesel anciens. 

 

L’urgence est donc de réorienter durablement le secteur.  Il faut donc poursuivre dans la voie du rapprochement des fiscalités du gazole et de l’essence, qui permet de rééquilibrer le marché des voitures neuves : en 2012, les diesel représentaient plus de 75% des ventes contre 50% aujourd'hui.

 

Il faut permettre au consommateur de savoir réellement ce qu’il achète. Une étiquette claire et fiable, informant des consommations, des émissions de CO2 mais aussi de particules fines, les émissions d'oxydes d'azote, assise sur des tests en conditions réelles de circulation est nécessaire. La transparence est une condition pour restaurer la confiance et accélérer le changement de comportement des consommateurs déjà largement engagé.

 

En parallèle, il est impératif de permettre aux automobilistes de changer leur véhicule pour un mode de déplacement propre, en particulier là où ils ne sont pas en situation d'utiliser les transports en commun. Il faut envisager une prime à la casse des véhicules diesel en fin de vie pour tout achat d'un véhicule essence sobre et récent, hybride ou électrique et des emprunts à taux zéro pour s’équiper de véhicules de ce type pour les ménages à faibles revenus.

 

Pour François de Rugy, candidat à la primaire de la gauche, « il faut donner à chacune les moyens à chacun de se déplacer en minimisant la pollution. Là où le véhicule individuel est nécessaire, le consommateur ne doit pas payer des années de tricherie sur les normes et de favoritisme pour le diesel. Il faut au contraire encourager et permettre le changement, de pratiques comme de véhicules ! »

 

François de Rugy, Président du Parti Écologiste

Candidat à la primaire de la gauche. 

Alstom : la nécessité d’un cap écologique pour l’industrie

Depuis que la direction de l’entreprise Alstom a annoncé la fermeture du site de Belfort, menaçant 400 emplois directs, nous assistons à une course au sauvetage du site.

Certaines déclarations s'apparentent davantage à une forme de gesticulation politico-mediatique qui masque mal l'incohérence des choix politiques en matière de transport. Pendant plusieurs décennies, le tout-routier a été privilégié dans les investissements de l'Etat et des collectivités locales.  

Certains semblent découvrir ce que les écologistes martèlent depuis des années : le développement du transport ferroviaire, cohérent et durable, est aussi synonyme d’emplois industriels en France. Le manque d'investissements dans le réseau ferroviaire (hors lignes TGV) a enclenché une spirale de déclin sur le transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises qui pèse sur l'industrie ferroviaire française.

C’est pourquoi les écologistes avaient fait inscrire dans le programme législatif de 2012 l’adoption d’une nouvelle Loi d’Orientation des Transports Intérieurs (La "LOTI" date de 1982!) qui donne la priorité au fret ferroviaire et aux trains du quotidien. Cela aurait permis de donner au secteur ferroviaire une visibilité sur le moyen été long terme, pour lutter efficacement contre l'effet de serre et rétablir les équilibres économiques de ce secteur fragilisé.

Pour François de Rugy, « les salariés d'Alstom Belfort ne doivent pas être la variable d’ajustement d'une politique incohérente ou d'un jeu de pression cynique entre la direction du groupe, L'Etat et la SNCF. On paie aujourd’hui l’absence de cap d’une politique de transport depuis trop d’années ! Mettre en œuvre la transition énergétique, en particulier dans le domaine des transports, c’est sauvegarder les emplois d’aujourd’hui et créer ceux de demain. ».

 

 

 

 

 

Universités de l'Engagement

Participez aux Universités de l'Engagement !

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Cher Emmanuel,

Tu souhaites innover, apporter une vision renouvelée de la gauche, en prise avec les réalités du temps, libérer ta parole de la nécessaire retenue à laquelle contraint l'appartenance à une équipe gouvernementale ?

Vive la liberté, et bienvenue dans le Débat !

Nous avons je crois des points de convergence sur l'engagement européen de la France, sur la lucidité face aux défis de la compétitivité de nos entreprises, sur l'inadaptation d'une partie de nos dispositifs sociaux qui ne protègent pas efficacement une partie de nos concitoyens de la précarité et du chômage, sur le blocage de l'ascenseur social surtout.

Nous avons aussi de quoi confronter des visions différentes sur la politique écologique et notamment énergétique du pays, sur le nucléaire ou le diesel, autant de sujets sur lesquels tu as jusqu'ici exprimé plus de conformisme que d'audace réformatrice.

Alors oui, bienvenue dans le débat.

Mais à une condition, faute de quoi ta décision d'aujourd'hui risquerait de n'être qu'un coup sans lendemain : cette condition, c'est la recherche du collectif.

Si ton départ du gouvernement ne devait aboutir qu'à ajouter ton nom à une liste de candidats à la présidentielle, cela ne ferait qu'affaiblir le camp du progrès face aux réactionnaires extrémismes et à une droite en voie de radicalisation.

Participer aux débats , les enrichir, oui. A condition de les trancher collectivement.  C'est le rôle de la primaire.

Cette primaire de rassemblement de la gauche et des écologistes peut devenir, si tu t'y inscris au final, d'une manière ou d'une autre, celle du Progrès.

Ce serait une excellente chose, tant l'expérience de ces dernières années nous prouve que faute de trancher ses débats, à force de privilégier les demi mesures et les synthèses acrobatiques, la majorité se rétrécit au risque de se dissoudre et de favoriser le basculement de la France dans l'inconnu.

Alors, oui, bienvenue dans le Débat ... Et dans l'action politique qui n'a de sens que si elle est collective et recherche, encore et toujours, le rassemblement.

François de Rugy, président du Parti écologiste

candidat à la primaire de la gauche

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Organigramme du bureau national

Nouvel organigramme adopté par le bureau national le 20 septembre 2016. A noter que le Parti Écologiste est désormais membre de la Belle Alliance Populaire. Son affiliation à l'UDE, elle-même membre de la BAP, n'a donc plus lieu d'être et est révoquée. 

Présidence


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Attentat de Nice : solidarité, responsabilité et unité

Communiqué des députés écologistes réformistes suite au terrible événement survenu hier soir à Nice :

 

La France a de nouveau été frappée hier, à Nice. Nous sommes à nouveau choqués, sidérés par cette violence, cette barbarie aveugle. En tant que député-e-s, nos premières pensées vont aux victimes. Nous exprimons toutes nos condoléances aux familles et proches des victimes ainsi qu'aux habitants de Nice et de sa région, durement éprouvés par ce drame.

 

Si le profil et les motivations du conducteur de ce camion ne sont pas encore connus, le but est bien de semer la terreur dans notre pays. De frapper les esprits par le nombre de victimes. Le 14 juillet n'a évidemment pas été choisi au hasard. Fête nationale renvoyant à l'histoire de la révolution française et des valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité qui sont les valeurs fondatrices de la République française.

 

La France n'est pas attaquée pour ce qu'elle fait mais pour ce qu'elle est. 

 

 

 

Ces individus fanatisés, terroristes isolés ou organisés, commandités par Daesh "État islamique" ou agissant de leur propre initiative,  ne supportent pas cette vision du monde libre, ouvert et tolérant, qui est celle que nous défendons en France comme en Europe. Ils veulent susciter la guerre civile en France et partout où ils frappent dans le monde.

 

En tant que député-e-s écologistes, nous nous associons au deuil national décrété par le Président de la République et le gouvernement. Nous réaffirmons notre soutien au Président François Hollande et au gouvernement de Manuel Valls, qui ont toujours eu la bonne réaction face à cette dure réalité du terrorisme.

 

Nous voterons la prolongation de l'état d'urgence proposée par le gouvernement pour trois mois Car il serait incompréhensible de lever l'état d'urgence quelques jours seulement après ce nouveau choc.

 

Le combat contre le terrorisme, nous finirons par le gagner. C'est un combat de longue haleine. Il suppose d'adapter nos moyens législatifs, réglementaires, techniques, humains et financiers, comme nous avons déjà commencé, Parlement et gouvernement, à le faire. Nous soutenons la politique internationale voulue par le Président de la République et plaidons pour un renforcement de la coopération européenne dans la lutte contre le terrorisme.  Plus que jamais, la coopération européenne, tant sur le plan de la sécurité que pour la prévention via la coordination du renseignement, est un enjeu majeur pour espérer vaincre ce conflit d’une nature nouvelle. Nous dénonçons par ailleurs les polémiques politiciennes lancées quelques heures seulement après l'attentat de Nice. Elles ne sont pas à la hauteur de ce qu'attendent les Français dans de telles circonstances, notamment de la part de ceux qui aspirent aux plus hautes responsabilités de l'Etat. Ce combat nécessite que nous restions unis en France et dans le monde face au terrorisme, pour défendre notre mode de vie libre dans une société ouverte et tolérante.

 

Eric Alauzet, député écologiste du Doubs

Christophe Cavard, député écologiste du Gard

François-Michel Lambert, député écologiste des Bouches du Rhône 

Véronique Massonneau, députée écologiste de la Vienne

 

François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique

Consultation sur NDDL : notre réaction

Le oui majoritaire à l'échelle départementale est un fait politique qui doit être reconnu. Nous aurions préféré l'inverse, mais nul ne peut ignorer ce résultat qui, du point de vue de ses promoteurs, notamment l'Etat, ouvre la voie à la poursuite du projet d'aéroport.
Mais des questions demeurent : car si les électeurs de Loire-Atlantique ont majoritairement validé le principe d'un transfert de l'aéroport, le dimensionnement de l'équipement et son adaptation à la réalité d'aujourd'hui continuent à interroger, comme le démontre le rapport d'experts remis à Ségolène Royal, ministre de l'environnement il y a quelques semaines.
D'autant que les objections au projet VINCI continuent de faire l'objet de contentieux, notamment du point de vue du droit européen de la protection de la nature et de la biodiversité.
Le résultat d'aujourd'hui répond à la question de la légitimité du projet, mais pas à la question de sa légalité. Celle-ci est encore suspendue à plusieurs recours.

Il traduit par ailleurs une opinion publique divisée sur un projet de territoire qui devrait au contraire la rassembler.
Sans surprise, le résultat de la consultation  démontre que la population du territoire d'implantation de ce projet d'aéroport est fortement opposée à sa réalisation.
Plus étonnant, le résultat sur la ville de Nantes (50/50) montre que les Nantais sont très partagés sur l'utilité et le bien-fondé de ce projet de  transfert de l'aéroport alors que ce sont les premiers concernés, y compris et surtout par le survol des avions qui atterrissent sur l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique. Les Nantaises et les Nantais n'ont donc pas souscrit massivement à cet argument du survol de leur ville, argument martelé par les partisans du OUI. De même l'ancien maire de Nantes, qui avait attaché son nom à ce projet, n'était donc pas à l'unisson d'une large majorité des Nantaises et des Nantais sur ce projet.
Ces éléments démontrent que le projet actuel est loin de faire consensus et qu'il convient donc pour ses promoteurs d'y retravailler en tenant compte de toutes les indications du scrutin d'aujourd'hui.

NDDL : Le mensonge sur le "transfert" STOP ou encore ?

C'est le mot magique. Celui qui est censé faire taire toutes les critiques sur l'absurdité financière à abandonner un équipement dans lequel des millions ont été investis pendant 40 ans, pour en construire un nouveau au coût incertain : NNDL, ce ne serait qu'un "transfert" de l'aéroport !

 

Sous entendu : la fin de l'exploitation de Nantes Atlantique dégagerait de nouvelles zones constructibles, NDDL remplacerait les aéroports existants et serait donc économiquement justifié.

 

 

ET ON DÉCOUVRE QUE MÊME SI LE OUI L'EMPORTAIT ...LA PISTE DE BOUGUENAIS NE FERMERAIT PAS !

 

 

Les partisans du projet ont, un temps, feint de croire que Nantes Atlantique fermerait définitivement et que le terrain lui même serait promis à de nouvelles activités. ...avant de réaliser que la présence de l'usine Airbus rendait indispensable le maintien de la piste et de nombreuses installations, parce qu'il n'est pas d'usine de ce type viable sans piste adossée pour transporter les pièces nécessaires à son activité.

 

Les avions qui volent le plus bas, les Bélugas, continueront donc, quel que soit le choix sur NDDL, à survoler le sud Loire....

 

Et les équipements de sécurité, de guidage, la piste perdureraient : payés par le contribuable, au service d'une seule entreprise...

 

"MAIS CE SERA L'AÉROPORT DE NANTES ET DE RENNES" : ENFIN, PRESQUE...

 

"L'aéroport sera celui du grand ouest", nous disent les partisans du soi-disant "transfert". Là encore, la théorie tient de l'enfumage : Rennes Saint Jacques ne fermerait pas si NDDL devait voir le jour : et pour cause, peu accepteraient de devoir faire 40 km depuis la capitale de l'île et Vilaine pour prendre un vol courte distance (l'essentiel des vols rennais). Et à saint Nazaire, qui possède aussi une usine Airbus, même chose qu'à Nantes : le maintien du site de production passe par celui de l'aérodrome.

 

Alors, le mensonge sur le "transfert" STOP ou encore ?

 

Et si la solution la plus sobre et la plus raisonnable était de mettre en réseau les plate formes d'Angers, Rennes, Saint-Nazaire et Nantes Atlantique, en spécialisant les trafics - notamment pour les vols vacances ? Et si on jouait la carte de la coopération plutôt que celle d'une fuite en avant qui ne rationalise rien - sinon les bénéfices de l'exploitant ?

NDDL : La destruction des espaces naturels, stop ou encore ?

Tous les sept ans, c'est l'équivalent de la surface d'un département français d'espaces naturels et agricoles qui disparaît, victime de l'urbanisation ou de la construction d'infrastructures diverses.

  

Premières victimes de ce phénomène : les zones humides, qui constituent pourtant une richesse essentielle, par la biodiversité qu'elles abritent, par le rôle de régulateur micro-climatique qu'elles jouent et par la captation et la filtration des eaux de pluie qu'elles permettent.

 

La meilleure arme contre les inondations des zones urbaines, ce sont ces zones humides qui, telles des éponges, contribuent à une régulation naturelle des systèmes hydrologiques !

 

 

Pour préserver l'environnement, la Loi française sur la biodiversité propose une méthode qui tient en 3 mots, dont l'ordre ne doit rien au hasard : éviter, réduire, compenser.

 

Éviter les aménagements qui portent aux zones humides quand c'est possible, les repenser pour réduire les impacts si on ne peut pas les éviter, et, en dernier lieu quand il n'y a pas d'autres solutions, les compenser par des mesures de reconstitution d'espaces naturels à proximité.

 

Une partie des recours qui sont déposés contre le projet de nouvel aéroport à NDDL tient aux mesures de compensation que beaucoup estiment insuffisantes. Ces débats peuvent durer très longtemps, entretenir un contentieux sans fin, car le projet d'aéroport de Notre­-Dame des Landes a été conçu à une époque où on n'avait pas pris conscience de l'importance de l'importance des zones humides.

 

Le 26 juin, les habitants du territoire ont la possibilité de remettre du bon sens dans un dossier qui en manque tant : il est possible d'éviter les atteintes aux zones humides de Notre Dame des Landes, qui jouent un rôle important dans la régulation des eaux du département, en évitant tout simplement de construire l'aéroport !

 

Alors, l'artificialisation des sols et la destruction des zones humides essentielles à l'équilibre environnemental, STOP ou encore ?

 

En disant STOP, nous avons l'occasion de traduire enfin en actes toutes les recommandations des experts de l'environnement et de préserver un milieu essentiel pour son équilibre

NDDL : La polémique, les oppositions, les divisions, STOP ou ENCORE ?

Depuis plus de 40 ans, le projet de NDDL divise profondément les habitants et les acteurs du territoire.

D'une part parce que le principe même de l'intérêt d'un nouvel aéroport n'a jamais été démontrée et ne fait pas consensus. Mais également parce que les questions du format de l'équipement et des infrastructures qui permettraient de le relier font l'objet d'engagements contradictoires et non-chiffrés : ils divisent même les partisans du projet.

 

Un oui majoritaire au référendum ne permettrait pas d'en finir avec tous ces débats et ces polémiques, bien au contraire.

 

Quel aéroport devrait être construit ?

L'aéroport avec une seule piste, comme le recommande la dernière étude des services du ministère de l'environnement ou l'aéroport à double piste comme le prévoit le projet Vinci - une option jugée démesurée par les experts du ministère ?

Si ce devait être un aéroport à une seule piste, certains partisans du projet disent déjà qu'ils se désengageraient, d'autres se disent prêts à relancer une procédure d'enquête d'utilité publique, et donc tout recommencer depuis le début : on en reprendrait pour plusieurs années de débats sans fin !

 

Quelles infrastructures de transport public devraient être mises en service pour relier cet aéroport ?

Un tram-train aux études même pas abouties, au financement jamais bouclé, qui coûterait au bas mot 150 à 200 millions d'euros ? (Alors que prolonger le tram jusqu'à Nantes Atlantique coûterait 3 à 4 fois moins cher et pourrait se faire en 18 mois de travaux ?)

Une nouvelle ligne ferroviaire Nantes-Rennes passant par Notre-Dame des Landes ? encore plus faramineuse, elle coûterait au bas mot 2 milliards d'euros ! Elle ne figure dans aucun programme d'investissements de l'Etat ou de la SNCF. 

 

Des cars qui devraient évoluer dans les embouteillages des voies express Nantes-Rennes et Nantes-Vannes ? ou sur de nouvelles routes à construire ?

 

Pour se rendre à cet aéroport fictif il y a presque autant de moyens envisagés que de partisans du projet...

 

Et cet aéroport, pour être accessible aux populations du Sud-Loire, devrait-il s'accompagner d'un nouveau pont sur la Loire entre Nantes et Saint-Nazaire ?

 

Le président (pro-NDDL) de la région l'exige, tandis que celui du département et la maire de Nantes (pro-NDDL aussi!!) y sont farouchement opposés !

 

Là aussi, aucune étude sérieuse ni chiffrage concrets n'ont été réalisés tellement les contraintes sont fortes et le coût faramineux.

 

On voit bien que répondre oui au référendum, ce serait continuer, des années encore, à entretenir des polémiques et des oppositions qui font du mal à notre territoire et dégradent l'image de Nantes et de la Loire-Atlantique, jusque-là très positive dans le reste de la France et à l'étranger.

 

Alors la polémique, les oppositions, les divisions, STOP ou encore ?

 

En votant NON, disons stop et permettons à notre territoire de se concentrer sur ses vrais enjeux de développement et sur des projets concrets qui rassemblent au lieu de diviser.

Loi travail : sortir des logiques d’affrontement et de posture par Christophe Cavard, député écologiste

En ouverture du débat en séance publique à l’Assemblée Nationale Christophe Cavard, député écologiste du Gard et membre de la commission des affaires sociales fait le point sur le projet de loi visant à instaurer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs, dit « loi travail ».

 

Entre l’avant-projet qui avait suscité de fortes inquiétudes et le texte sorti des travaux de la commission des affaires sociales, ce projet de loi a déjà beaucoup évolué.

 

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[Communiqué] Pics de pollution de l'air : du concret pour faire face à l'urgence

 

 

Un arrêté ministériel a été signé samedi par Ségolène Royal pour mettre en oeuvre un certain nombre de dispositions portées par François de Rugy lors de l’examen de sa proposition de loi visant à l’automaticité du déclenchement de mesures d’urgence en cas de pics de pollution adoptée le 14 janvier dernier, à l'initiative du groupe écologiste. ‎

En effet, la réglementation actuelle manque de réactivité face aux épisodes de pics de pollution de l'air : plusieurs fois, ces dernières années, on a assisté à une sorte "ping-pong" entre l'Etat et les collectivités locales, les uns et les autres se renvoyant la balle de la responsabilité des mesures à prendre en cas d'urgence.

Ainsi, les rares fois où la circulation alternée a été mise en oeuvre, elle l'a été trop tardivement du fait des atermoiements des uns et des autres. Cela conduit à faire subir aux habitants des périodes de plusieurs jours de dépassements des seuils d'alerte à la pollution de l'air, notamment dans les grandes villes, alors que l'efficacité de la circulation alternée couplée à la gratuité des transports en commun a été démontrée.

Si l’arrêté ne prévoit pas une automaticité totale  du déclenchement de ces mesures d’urgence, il reprend clairement un grand nombre de points réclamés par les écologistes.

Ainsi, les délais seront raccourcis puisque les alertes prévoyant un pic de pollution de l'air seront prises en compte et non simplement le dépassement constaté des seuils de pollution.  Les préfets pourront, en concertation avec les élus locaux, mettre en œuvre  des mesures telles que la réduction des vitesses, la circulation alternée/différenciée ou la mise à l’arrêt de certaines installations industrielles polluantes. Les mesures d’information et de prévention seront également renforcées mais les collectivités locales n'auront pas de droit de veto sur les mesures de restriction de circulation pour ne pas retomber dans la paralysie.

Enfin, la valorisation de l’usage des transports alternatifs aux véhicules individuels polluants, l’adaptation des horaires de travail ou l’incitation au télétravail, la prise en compte des zones concernées par la pollution et de leurs spécificités ; autant de points que François de Rugy appelait de ses vœux et qui sont intégrés aujourd’hui dans notre réglementation par cet arrêté.

François de Rugy et l’ensemble des députés écologistes réformistes se félicitent de la publication de cet arrêté et souhaitent saluer le travail effectué avec Ségolène Royal qui a ainsi tenu les engagements pris au nom du gouvernement par Alain Vidalies, devant la représentation nationale en janvier dernier.

C’est une nouvelle étape franchie par le gouvernement dans la lutte contre la pollution de l'air et la préservation de notre santé. Avec la mise en oeuvre de la "pastille verte", cette étape en appellera d'autres pour protéger les Français des maladies causes par la pollution de l'air.

Les écologistes réformistes comptent poursuivre avec conviction et ténacité leur action et leur travail de dialogue avec l’exécutif afin d’aboutir à d’autres avancées concrètes pour l’écologie.

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Rapport remis à Ségolène Royal sur le projet de Notre-Dame des Landes Réaction de François de Rugy, Président du parti Écologistes!

 

Le rapport commandé par Ségolène Royal, ministre de l'environnement et des transports, sur le projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes démontre que ce projet n'est plus adapté aux besoins du transport aérien d'aujourd'hui. Les experts de l'Etat démontrent clairement que le projet est surdimensionné et que l'amélioration de l'aéroport existant de Nantes-Atlantique serait une démarche plus pragmatique et moins coûteuse.

 

Les experts de l'Etat indiquent qu'une infrastructure à deux pistes - une des seules justifications du transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame des Landes - est inutile et totalement surdimensionnée pour le trafic aérien attendu.

 

Contrairement à ce qui a été longtemps affirmé par les partisans du projet de Notre-Dame des Landes - y compris les services de l'Etat - il n'y a pas de risque de saturation de l'infrastructure actuelle, dont la capacité pourrait facilement être augmentée si une augmentation de trafic future le justifiait.

 

Pour le parti Écologistes! le plus simple serait maintenant que l'Etat décide d'abandonner le projet de Notre-Dame des Landes en cohérence avec ce rapport remis à la ministre de l'environnement et des transports.

 

Pour le parti Écologistes! si le gouvernement ne veut pas prendre seul la responsabilité d'abandonner le projet anachronique de Notre-Dame des Landes, les citoyens pourront le décider par leur vote NON au référendum annoncé par le Président de la République. Une majorité de non au référendum, annoncé pour le 26 juin prochain, viendrait clore définitivement le mauvais feuilleton de Notre-Dame des Landes.

 

Le parti Écologistes! se prépare d'ores et déjà à faire une campagne active pour le non lors du référendum sur le projet de Notre-Dame des Landes. Le rapport des experts de l'Etat vient apporter des arguments supplémentaires et éloquents pour voter non.

 

François de Rugy

Président du parti Écologistes!

 

Député de Loire-Atlantique 

Attentats à Bruxelles : Écologistes! apporte son soutien au peuple belge

Aujourd’hui, Bruxelles a été à son tour la cible d’attentats terroristes, après Tunis, Paris, Beyrouth, Bamako, Ankara, et de trop nombreuses autres villes à travers le monde.

 

Au nom du parti Ecologistes!, François de Rugy, député de Loire Atlantique, tient à exprimer ses condoléance et la solidarité des écologistes, aux victimes, à leur famille et à leurs proches et plus largement au peuple belge dans cette épreuve. Il veut aussi exprimer son soutien aux autorités belges, les saluer et les encourager dans leur lutte de tous les instants contre le terrorisme.

 

C'est bien la démocratie et un mode de  vie fondé sur le respect et la promotion des droits et libertés fondamentales des individus qui sont visés. 

 

Notre réponse doit être la même que quand nous avons été nous-même frappés : la défense de nos valeurs, la solidarité, l'unité, la dignité, la détermination à lutter contre le terrorisme et à assurer la sécurité des citoyens.

 

Chacun doit prendre sa part et ses responsabilités dans ce combat et dans les décisions à prendre, y compris dans notre pays, que ce soit dans les moyens budgétaires, matériels ‎et humains à mettre à disposition de nos services ou que ce soit du point de vue des évolutions législatives ou constitutionnelles.

 

 Il n'y a pas de place pour les postures politiciennes dans une telle situation.

Plus que jamais, l'arrestation de Salah Abdeslam comme ces attentats démontrent que seule la coopération européenne et internationale permettra de gagner ce combat de longue haleine contre le terrorisme djihadiste.

 

Pour finir, nous voulons dire aux victimes, à leurs proches et plus largement à l’ensemble du peuple belge : "nous sommes avec vous comme vous avez été avec nous. Nous souffrons avec vous comme vous avez souffert à nos côtés. Nous combattrons ces monstres avec vous comme vous le faites avec nous. Et nous continuerons à venir et vivre à Bruxelles comme vous continuez à venir et à vivre à Paris. Ils n'arriveront jamais à nous faire renoncer à vivre libres, ensembles, et solidaires"

 

Législative partielle en Loire Atlantique : Écologistes! soutient Karine Daniel

Élection législative partielle des 17 et 24 avril 2016

3eme circonscription de Loire-Atlantique

Texte de soutien du parti Écologistes! à la candidature de Karine Daniel

 

 

Les dernières élections départementales et régionales ont été marquées par une forte progression électorale du Front National. Face à cela, la gauche et les écologistes se sont souvent divisés, ce qui a pu conduire à l'élimination pure et simple de tout candidat de gauche et écologiste du deuxième tour. Cela a été encore plus accentué lors des dernières élections législatives partielles, notamment les 13 et 20 mars derniers, où la participation a par ailleurs été particulièrement faible. La multiplication des candidatures de gauche et écologistes aggravent clairement ce phénomène.

 

Cela conduit à des victoires des candidat-e-s de la droite, victoires acquises en quelque sorte par défaut, la division de la gauche et des écologistes conduisant à des duels droite-Front National.

 

Le parti Écologistes! refuse cette fatalité de la division et de la défaite. Présents dans la majorité, au Parlement et au Gouvernement, le parti Écologistes! ne peut que constater que les élus de droite bloquent les avancées écologistes, sociales et démocratiques.

 

Karine Daniel a été la seule candidate à répondre à l'appel au dialogue et au rassemblement de la gauche et des écologistes lancé par le parti Écologistes! pour l'élection législative partielle dans la 3ème circonscription de Loire-Atlantique.

 

Face à la droite qui s'est opposée à la loi sur le non-cumul des mandats et qui prépare son abrogation en cas de retour au pouvoir, Karine Daniel a pris l'engagement de s'appliquer immédiatement le non-cumul des mandats si elle est élue députée.

 

Alors que la droite a voté contre la loi de transition énergétique ou la loi biodiversité, Karine Daniel s'est engagée à soutenir la mise en œuvre de ces textes de même que les engagements de l'accord de la COP21, conférence mondiale de lutte contre le changement climatique qui s'est tenue à Paris en décembre dernier.

 

Enfin, au niveau local, alors que le nouveau président de droite du conseil régional des Pays de la Loire rejette l'idée du référendum qui permettra enfin l'expression directe des citoyens sur le projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes, Karine Daniel soutient cette innovation démocratique .

 

Alors que les enjeux nationaux sont souvent évacués dans une élection législative partielle, il est bon de rappeler que depuis 2012, les députés de droite se sont systématiquement opposés à des mesures sociales comme le droit à la retraite à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler très jeunes (175000 personnes en ont bénéficié en 2015 contre moins de 30000 en 2012), à la mise en œuvre du compte pénibilité pour le calcul de la retraite, à la prise en charge à 50% de la complémentaire santé par l'employeur, à la prime d'activité, aux droits rechargeables pour les demandeurs d'emploi, à la création de postes dans l'Education nationale (plus de 300 postes dans les écoles de Loire-Atlantique entre 2015 et 2016)...

 

Un ou une députée de gauche ou de droite ne défendra pas les mêmes valeurs ni les mêmes propositions à l'Assemblée nationale ! C'est pourquoi, dans cette période troublée et difficile, le parti Écologistes! appelle au rassemblement dès le premier tour autour de la candidature de Karine Daniel pour que la 3ème circonscription de Loire-Atlantique soit toujours représentée par une députée de gauche à l'Assemblée nationale.

 [Communiqué] Lutte contre les djihadistes et leur recrutement

 

Communiqué de Stéphane Gatignon 

Maire de Sevran, Porte parole d’Écologistes!

 

 

 

Je me vois contraint de répondre par le menu de mes engagements contre le terrorisme de l’Etat Islamique et ses actions de recrutements sur notre territoire. Des accusations infondées de soi-disant complaisance avec les djihadistes de Daech circulaient depuis quelques semaines, portées par les parents sevranais d’un activiste de l’EI recruté et parti en Syrie en 2014, décédé en janvier selon les informations communiquées en conseil municipal de février.

 

Ces mises en causes personnelles, aujourd’hui largement diffusées, m’obligent à sortir de la réserve due au travail mené avec l’Etat et ses services contre la radicalisation. On ne peut laisser discréditer de la sorte l'action des pouvoirs publics dans leurs combats pour la sécurité de nos concitoyens.

 

 

Au préalable, je tiens à dire que je comprends la douleur des parents et en particulier celle de la mère. C’est une douleur immense que de perdre un enfant. Douleur d’autant plus insupportable que ce jeune de 23 ans a été enrôlé par les terroristes. Mais cette douleur parentale, pour compréhensible qu’elle soit, n’autorise cependant pas à diffuser n’importe quoi et à mettre en cause fallacieusement mon engagement contre les promoteurs des attentats de janvier et novembre 2015. 

 

Il faut raison garder. On ne peut confondre en un même discours les victimes et les complices des assassins de Daech. « J’avoue » ne réserver qu’aux seules victimes des attentats de l’Etat Islamique et des terroristes mes sentiments de compassion et de solidarité. Je rappelle que parmi ces victimes se trouvaient une employée de la ville de Sevran et sa fille, tuées au Bataclan. Les assassins de Daech et leurs alliés quelles que soient les conditions qui ont conduit à leurs engagements barbares, ne m’inspirent qu’horreur et mépris. 

 

J’ai dû pendant des semaines accepter les fausses accusations des parents en question, égarés dans leur tragédie. Mais cette fois, je ne peux, hélas, que réagir quand je vois communiquer à toute la presse que je serais en état de : 

  • non-assistance à personne en danger

  • non-assistance à la commune en danger 

  • non-assistance aux valeurs de la République

L’exploitation qui est faite de la douleur de ces parents passe les bornes. Elle affaiblit le nécessaire travail de terrain contre le terrorisme et ses campagnes de recrutement auquel, comme moi, de nombreux maires sont associés.

 

Dans ces missives, maintes fois diffusées, la commune de Sevran, l’Etat et l’Education Nationale sont mis en cause. A chacune de ces institutions de répondre à ces accusations. Je prends ma part du devoir de vérité dû à mes concitoyens et à mon honneur de premier magistrat de la ville de Sevran, tout en comprenant qu'à travers moi c'est toute la mobilisation des pouvoirs publics que l'on cherche à atteindre. 

 Je reprends, ci-dessous, sans exhaustivité, les actions menées et les collaborations suivies à Sevran dans le cadre de la lutte contre la radicalisation. Ces informations sont fournies avec le nécessaire recul et la confidentialité que tout le monde comprendra. 

J’ai appris le décès de Quentin Felix Roy lors du dernier conseil municipal du 15 février dernier.

Monsieur et Madame Roy ont pris contact avec moi en février 2015. Je les ai rencontrés et nous avons échangé sur les dangers de la radicalisation et sur le besoin de sensibiliser sur ces dangers. 

Je leur ai proposé de rencontrer le responsable du culte musulman de Sevran, Monsieur Merzak (secrétaire général de l’association cultuelle de Sevran et vice-président de la Fédération nationale des musulmans de France). Ils ont accepté cette rencontre et, fin avril 2015, ils ont eu une longue entrevue ensemble. Madame Roy m'a envoyé des messages me remerciant de l'avoir mis en contact avec Monsieur Merzak, ancien président du conseil régional du culte musulman. 

La ville de Sevran est engagée depuis plusieurs années contre la radicalisation. Beaucoup de cet engagement est mené avec les associations de terrain et les représentants de l'Etat pour faire le lien avec leurs services. Grâce à ce travail de terrain, nous pouvons recréer du lien avec les jeunes et moins jeunes et combattre la radicalisation. Il nous faut travailler avec les acteurs des quartiers qui connaissent bien le sujet et, surtout, qui sont capables d'entamer une discussion avec ceux qui sont en voie de radicalisation. 

Pour information : La personne mise en cause comme CPE au collège G.Brassens de Sevran et donc employé de l'Education Nationale, n'a été employée à la ville comme emploi d'été que du 6 au 23 juillet 2012. 

A- Travail avec l’Etat et ses services

J’ai toujours entretenu des rapports étroits sur les questions de radicalisation avec les préfets de Seine-Saint-Denis. Depuis le préfet Lambert jusqu’à aujourd’hui le sous-préfet du Raincy, les contacts sont très fréquents. Depuis les attentats de novembre, ils sont quasi quotidiens.

- La salle de prière non officielle dite « des Radars » et mes demandes de fermeture 

Ouverte probablement à la fin 2013, les prêches délivrés y sont violents et radicaux. Compte tenu de ces informations et dès que j'en ai été informé, j’ai demandé à l’Etat la fermeture de la mosquée des Radars, abritée dans des locaux privés. Je rappelle que seul l’Etat est compétent pour fermer des lieux de cultes officiels ou clandestins. Les radicaux déstabilisent le monde musulman local. Que ce soit l'iman de la ville ou les responsables d'associations en dialogue avec l'autorité publique ou les autres religions,             tout le monde était et est unanime. J'ai relancé ma demande auprès des services de l'Etat, il y a plus d'un an ; puis en octobre, au moment du départ d'un nouveau jeune sevranais en Syrie et, bien évidement, après les attentats du 13 novembre. Ce lieu, en cours de fermeture, fait l'objet d'un projet de restructuration urbaine (dans le cadre de l'ANRU). Les locaux doivent être rachetés par l'EPARECA et la ville. Pour ces rachats, nous avons intégré une clause qui stipule que tout local commercial doit être vide avant d'être racheté. C'est pourquoi l'achat par la ville de ce local est             différé depuis des mois. 

Comme je l'ai déclaré à plusieurs reprises, je pense que la question du renseignement est la clé. La ville a toujours répondu présente pour travailler avec les services de l'Etat chargés de la sécurité.

- Initiatives et débats préfectoraux et locaux : Outre les participations aux tables rondes du préfet sur la radicalisation, le mercredi 27 mai 2015, la ville a pris l’initiative d'organiser un débat sur le thème de l'islam dans les quartiers avec notamment la participation du préfet à l'égalité des chances de Seine-Saint-Denis, Didier Leschi et l'imam de la mosquée d'Ivry-sur-Seine. Cette réunion était organisée uniquement pour les élus du conseil municipal.

B- La ville en partenariat avec les associations, les responsables des cultes

- Accompagnement d'une association de Sevranais en partenariat avec le bureau des cultes du ministère de l'Intérieur pour organiser des cours de formation à la langue française en direction des imams du 93. L'association a été l'une des premières à mettre en place ces stages en prenant en compte le besoin d'imams francophones. En ce moment même à Sevran, il y a une formation au français, comportant un atelier de culture générale, de découverte du patrimoine et des institutions de la République, organisée pour 8 imams. 

- Dialogue inter-religieux : La lutte contre la radicalisation passe par la capacité collective à faire le lien et à construire des ponts entre les religions et les philosophies. A Sevran, nous avons initié ces rapports inter-religieux et inter-culturels sous la forme de rencontres thématiques. En janvier 2015, à la suite de l'attentat de Charlie et de l'hyper casher, j’ai réuni l’ensemble des responsables des communautés religieuses de la commune (musulmane, juives, chrétiennes, etc.) et nous avons élaboré une déclaration commune diffusée dans l’ensemble des quartiers sevranais comme nous l’avions fait au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

- Travail en cours avec une association sur un projet d'Institut théologique musulman pour adultes. Cette association a engagé un partenariat étroit avec l'Institut catholique de Paris. Ce projet vise à la formation de cadres musulmans aux institutions et aux valeurs de la République française via un diplôme universitaire « inter-culturalité, laïcité et religion ».

- Dans le cadre de la préparation du projet de ville de lutte contre la radicalisation, nous travaillons avec les services de l'Etat à un module de formation en direction du personnel de la ville, principalement des animateurs et des médiateurs sur la sensibilisation à la radicalisation. Ce projet est conduit en partenariat avec Bernard Godart, ancien conseiller au ministère de l'Intérieur au bureau des cultes, et Claude Roëls, directeur de formation à la laïcité à l'Institut catholique de Paris.

- Chaque année une classe de terminale pastorale venant de province vient participer aux initiatives inter-cultuelles de la communauté musulmane. De plus, chaque année, en partenariat avec l'ACCMS, il y a une rencontre œcuménique rassemblant les cultes évangélique, protestant, catholique et musulman. 

- La construction de la mosquée :

En 2007 suite à des débats en bureau municipal, le conseil municipal délibérait sur la cession d'un terrain en vue de la réalisation d'une mosquée. Cette délibération du 13 décembre 2007 a été adoptée par 29 voix pour 7 abstentions et 4 non-participations au vote. 

En septembre 2008, l'association cultuelle musulmane s'acquittait de la somme de 575 000 € pour devenir propriétaire du terrain. Le choix de la ville a été de vendre le terrain de la future mosquée contrairement à de très nombreuses villes, de droite comme de gauche, qui mettent à disposition leur terrain avec un bail emphytéotique à l'euro symbolique. En ce qui concerne la construction de cette mosquée, la délivrance du permis de construire a été retardée en raison de la découverte d’un site archéologique. Cette construction est financièrement entièrement par l’association cultuelle. On peut d'ailleurs remarquer que les insinuations sur l'origine des fonds sont infondées. « L'argent de l'étranger » ne coule pas à flots, car l'association prend du retard dans ce financement.

Accompagner le projet de construction de cette mosquée, c'est faire en sorte que les musulmans pratiquent leur culte dans de bonnes conditions et non pas dans la rue ou dans des endroits indignes. 

- Le 18 janvier 2015, l'association cultuelle des musulmans de Sevran en collaboration avec la Fédération Nationale des Musulmans de France (FNMF) qui rassemble plus de 500 associations gérant les lieux de cultes en France organisaient une journée à la salle des fêtes de Sevran pour exprimer un message de paix et d'opposition au terrorisme sur le thème « les musulmans contre le terrorisme » en réponse aux attentats de janvier.

 

Vous comprendrez que je ne peux parler de ce travail que partiellement et en évitant le plus possible de mettre en difficulté les acteurs de terrain avec qui nous travaillons tous les jours.

Remaniement : le parti écologistes! se réjouit du retour des écologistes au gouvernement

Président du parti « écologistes ! », François de Rugy salue les nominations de Barbara Pompili et de Jean Vincent Placé, qui appartiennent à notre formation politique. Ils ont fait le choix clair d’une écologie de responsabilité au sein de la majorité présidentielle et gouvernementale. »

 

La nomination d’Emma Cosse comme ministre du logement est également une bonne nouvelle : « L’évolution d’Emma Cosse marque une rupture avec une vision contestataire de l’écologie et l’affirmation d’une écologie « qui agit »: les Français attendent de l’écologie politique qu’elle apporte des solutions, qu’elle les mette en œuvre de façon constructive et positive ».

 

Avec ce remaniement, François Hollande apporte la confirmation de la dynamique en faveur de l’environnement et du développement durable dont la COP 21 avait été l’affirmation la plus marquante.

 

Il témoigne aussi de la volonté de rassembler le pays face à la menace terroriste et à la crise sociale et économique que nous traversons. Ce gouvernement doit maintenant se mettre au travail pour répondre aux attentes de nos concitoyens.

 

Le parti écologistes ! , 4 mois après sa création, est un partenaire à part entière de la majorité gouvernementale et se réjouit du retour des écologistes au gouvernement.

 

 

 

Santé environnementale : Les 30 propositions du parti Écologistes!

Après l’adoption de la proposition de loi de François de Rugy sur les pics de pollution jeudi 14 janvier à l’Assemblée nationale, Écologistes ! formule 30 propositions pour bâtir une grande loi de santé environnementale. 

 

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Démission de Christiane Taubira : réaction de François de Rugy et Jean Vincent Placé

Après l'annonce de la démission de Christiane Taubira de son poste de garde des sceaux, ‎François de Rugy, président d'écologistes! et Jean Vincent Placé, président de l'ude  veulent  tout d'abord saluer son action depuis 2012 au ministère de la Justice.

L'arbitrage qu'elle a ainsi conclu, entre sa perception du rôle d'un ministre et sa réticence à la réforme constitutionnelle en cours, témoigne par ailleurs de son souci de cohérence. 

Au delà de la question de la déchéance de nationalité vis à vis de laquelle nous ne partageons pas l'ensemble de son analyse, nous voulons rendre hommage à son action au sein du gouvernement, que ce soit sur la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe ou sur la loi de réforme pénale ou encore son action dans le domaine de la politique pénitentiaire. 

Nous avons toujours été à ses côtés face aux attaques incessantes et inacceptables de l’extrême-droite et d'une partie de la droite.

Le Président de la République a nommé jean Jacques Urvoas pour la remplacer. Nous nous réjouissons de cette décision. Nous connaissons la très bonne connaissance des questions de droit pénal, de droit constitutionnel et plus globalement de justice de Jean-Jacques Urvoas. Il est aussi celui qui assumait la tâche de trouver le chemin du consensus nécessaire pour la réforme constitutionnelle.

Pics de pollution : une réelle avancée qui en appelle d'autres

20 ans après la loi Lepage sur la qualité de l'Air, une avancée importante adoptée à l'Assemblée avec la proposition de loi de Rugy
20 ans après la loi Lepage sur la qualité de l'Air, une avancée importante adoptée à l'Assemblée avec la proposition de loi de Rugy

La proposition de loi de François de Rugy, adoptée ce jour par l’Assemblée nationale en première lecture visait un objectif essentiel : hisser l’efficacité du déclenchement des mesures d’urgence à la hauteur de l’excellence du dispositif français de surveillance et d’alerte et sortir du « ping-pong » incompréhensible qui voit trop souvent l’Etat et les collectivités se rejeter la responsabilité de la mise en œuvre de mesures comme la circulation alternée. Quand il s’agit de santé publique, les décisions doivent gagner en rapidité et en légitimité.

2015 a marqué une prise de conscience de l’enjeu : en septembre, le processus de décision en cas de pics de pollution a été réformé. L’action des pouvoirs publics n’est désormais plus soumise à la constatation d’un pic mais à l’annonce de celui-ci. En novembre, il a été décidé l’automatisation de la circulation alternée en Ile de France.

En outre, le gouvernement a confirmé, à l’occasion de l’examen de la proposition de loi de Rugy, la publication rapide d’un arrêté interministériel très attendu qui viendra automatiser la décision. Ségolène Royal a d'ailleurs salué l'initiative parlementaire écologiste qui a contribué à accélérer un processus administratif essentiel.

La proposition adoptée entend compléter intelligemment les travaux réglementaires existants : sur la concertation des acteurs locaux lors de la mise en œuvre des mesures d’urgence, sur la question essentielle des normes et seuils de pollution, sur l’accompagnement des entreprises dans le développement du télétravail lors des pics de pollution, elle prévoit des solutions concrètes et pragmatiques.  

Comme l’a noté François-Michel Lambert lors des débats, « écologistes réformistes, nous sommes déterminés à favoriser toutes les avancées possibles sur les questions qui sont au cœur de notre engagement. Améliorer la vie de millions de concitoyens de manière concrète et significative passe parfois par des lois courtes, par des mesures simples et pratiques. »

Il n’en reste pas moins que la lutte contre la pollution atmosphérique chronique nécessiterait une politique structurelle afin de s’intéresser à tous les facteurs polluants et pas seulement aux transports routiers. 

C’est pourquoi, 20 ans après la Loi Lepage, une nouvelle loi sur l’Air serait utile, de même qu’une loi d’orientation sur le transport – la dernière date d’il ya trente ans ! - devrait être élaborée. 

Mais de tels chantiers législatifs ne peuvent être menés de la seule initiative parlementaire : le parti écologistes ! appelle donc le gouvernement à se saisir rapidement de ces questions. 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la COP 21...

Nous y sommes : la France accueille et préside donc cette semaine la 21ème "conférence des parties". Derrière ce vocable abscons se cache un évènement majeur : il a pour objectif l’adoption du premier accord universel et contraignant pour limiter à 2 degrés le réchauffement climatique d’ici la fin du siècle.

Présentée par certains comme une grand-messe de l’écologie, et par d’autres comme une "montagne risquant d’accoucher d’une souris", la COP21 doit être prise pour ce qu’elle est : une étape, essentielle mais non exclusive, dans la lutte contre le réchauffement climatique. 

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Au-delà du deuil, l’unité. Au-delà des mots, des actes.

Le congrès organisé à Versailles, afin que le président de la République s’exprime devant le parlement est un congrès d’état d’urgence, un congrès marqué par le deuil.

Ce deuil national ne revêt pas une simple dimension symbolique : il doit permettre à une France réunie de communier dans l’émotion immense suscitée par les atroces attentats de Paris. La solidarité envers les victimes et leurs proches doit trouver sa concrétisation dans les cérémonies de recueillement organisées et autorisées par les institutions en charge de la sécurité des Français.

Au lendemain d’un tel drame, s’expriment en chacun et collectivement des sentiments mêlés et contradictoires : la peur, la colère, l’hébétude, la douleur…  

Ces sentiments, nous devons tout à la fois les écouter, les respecter, mais aussi les surmonter. C’est le sens de cette période de deuil. Parce que la France devra réagir avec force, parce que la France devra prendre en compte les nouveaux défis qui lui sont lancés, la France aura besoin de sang froid.

Le président de la République a tracé, par son intervention, des perspectives pour agir concrètement et plus efficacement contre le terrorisme djihadiste et tenir compte des évolutions et des nouveaux défis qu’il représente pour les démocraties et pour notre modèle républicain. Il a incarné une France intransigeante sur ce qui fait à la fois son identité et son ciment : la laïcité.

Nous savons d’ores et déjà les questions sur lesquelles il nous faudra tenter de trouver, dans la concorde et dans un esprit de responsabilité commune à tous les responsables politiques, les réponses les plus adaptées.


La France devra s’interroger en premier lieu sur la gestion des risques terroristes, qu’il s’agisse les changements qu’il nous faudra effectuer dans nos modes d’organisation de rassemblements, dans nos règles d’accès à certains lieux publics ou recevant du public ou de notre arsenal législatif. Nous savons que cela nécessitera sans doute des mesures contraignantes, mais indispensables pour la vie quotidienne. Nous savons que cela nécessitera de repenser, sans rien abandonner de nos valeurs, une partie de notre procédure judiciaire et de nos réponses pénales. Soyons lucides : pour préserver les libertés publiques, il nous faudra décider ensemble de modifications à nos modes de vie afin non seulement d’élever le degré de sécurité dans la vie quotidienne, de rendre plus difficile la perpétuation, par les terroristes, de leurs projets criminels, mais également de rendre les poursuites et la condamnation des criminels plus efficaces.


La France devra également réfléchir à une meilleure articulation de l’action des différents services en charge de la lutte contre le terrorisme : si nos services de renseignements collectent utilement l’information, si nos services d’action savent efficacement réagir lorsqu’un projet d’attentat est identifié ou lors d’enquêtes post-attentats, il conviendra d’écouter les spécialistes de l’antiterrorisme, et notamment les juges, qui insistent pour que soient renforcés nos moyens d’analyse des informations récoltées. Nous avons déjà commencé à le faire, et de nouvelles mesures, notamment budgétaires supposeront des choix : les annonces du Président sur le renforcement des effectifs constituent des réponses à la hauteur de l’enjeu.


La France devra en outre poser toutes les questions de l’amont de ces attentats : la question syrienne, bien entendu, avec ses dimensions diplomatiques et militaires, la question des canaux de financement du terrorisme et de la responsabilité ou de la complicité d’organisations ou d’Etats tiers, la question de la circulation de personnes identifiées comme potentiellement à risques dans et hors l’espace européen. Les initiatives diplomatiques et militaires annoncées, notamment la recherche d’une coalition internationale unique sous l’égide des Nations Unies, rencontrent notre assentiment.


Et la France devra enfin – et peut-être avant tout, car cela ne dépend que d’elle – assumer la nécessité de lutter sans aucune concession, sans aucune faiblesse sur le plan idéologique contre les terroristes et leurs complices – qu’ils s’expriment ou agissent par action ou par omission. Trop souvent, une tolérance coupable, faite de lâchetés mêlées à une culpabilité entretenue ou cultivée, permet aux tenants du fascisme islamique de répandre leur haine dans la société française : en pervertissant les lieux de cultes, en prenant prétexte de situations sociales difficiles, en exploitant des sentiments d’injustice parfois inspirés par de vraies inégalités mais sans jamais proposer de perspectives pour y remédier, en exprimant en toute impunité des appels à la haine et au conflit, sur les réseaux sociaux notamment. Oui, la sortie de la période de deuil national devra également marquer la sortie d’une période de confusion des valeurs, qui a vu se développer des discours qui atténuaient le danger, voire tentaient de justifier l’injustifiable. Les actes odieux de vendredi soir devront ouvrir les yeux de tous et notamment de ceux qui prétendaient « ne pas être Charlie » : ce sont désormais, au bout de la même logique idéologique folle, ceux qui se rassemblent tout simplement pour partager un moment festif et convivial, pour écouter de la musique, pour assister à des rencontres sportives qui sont visés : c’est bien le vivre ensemble qui est aujourd’hui menacé. C'est bien la même haine de la Liberté qui s'est exprimée vendredi soir et en janvier dernier. 


Poser les questions justes, même les questions qui gênent, y apporter des réponses efficaces et justes, conformes à nos valeurs mais lucides face aux dangers : voilà ce que la France, par sa classe politique, mais aussi et avant tout par ses citoyens, ses corps intermédiaires devra faire dans le sang-froid dans les jours et les semaines à venir.


Les réponses évoquées par le Président de la République dans son intervention d’aujourd’hui s’inscrivent dans cette double exigence de lucidité et d’efficacité.


La décision d’instaurer l’état d’urgence, prise vendredi soir par le gouvernement, vise à apporter à l’ensemble des enjeux, de manière provisoire, les réponses adaptées à la gravité de la situation et à l’imminence du risque.


Nous soutenons cette décision et nous apporterons notre concours au gouvernement afin de prolonger pour trois mois cet état d’exception, tant pour les besoins de l’enquête que pour éloigner les risques.


De même, nous apporterons notre concours à la réforme constitutionnelle annoncée qui, se basant sur les propositions du comité Balladur de 2007, permettra d’adapter notre texte fondamental aux défis du terrorisme dans le respect de l’état de Droit et de nos engagements internationaux.


Dans l’instant, nous pensons aux victimes, nous souhaitons accompagner leurs proches de nos actes et de nos pensées, et nous en appelons au rassemblement derrière les autorités de l’Etat qui assument une responsabilité immense et doivent pouvoir compter sur l’unité du pays.   

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Attentats à Paris et à Saint Denis : La France unie face à l'horreur

Notre pays est confronté à une horreur totale, absolue. Écologistes! tient en tout premier lieu à apporter son soutien aux victimes et à leurs proches.
La France est attaquée parce qu'elle combat la barbarie que Daesh impose en Syrie et en Irak.
Nous devons être unis, face à cette douleur qui nous submerge, unis pour répondre à cette attaque abominable, unis pour nous défendre, unis pour continuer à combattre les auteurs de ces attentats, leurs commanditaires et leurs complices.
Nous voulons saluer le courage et le dévouement des forces de sécurité et de secours. Nous serons au côté du gouvernement pour affronter cette épreuve.
Nous sommes la République, porteuse des valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Ces monstres ne feront pas de nous des monstres.
Nous allons pleurer nos morts, châtier les auteurs et tous leurs complices, relever la tête. Et vivre.
Vive le République, vive la France. 

8e journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité : écologistes! appelle à un vrai débat, sans tabou ni préalable.

Il aura fallu dix ans pour que chacun se rende à l’évidence : la législation issue de la loi Leonetti de 2005 ne permettait pas le respect de la volonté des malades en fin de vie. La modification législative votée en deuxième lecture en octobre à l’Assemblée permet de mieux prendre en compte les directives anticipées et consacre le droit à une sédation profonde et continue pour les malades en fin de vie. 

Chacun peut cependant constater au travers des cas douloureux, fortement médiatisés, qu’il s’agisse des affaires Vincent Lambert, du docteur Bonnemaison ou de Jean Mercier que de nombreuses situations vécues par les Français ne trouvent pas dans le texte Claeys-Leonetti des réponses satisfaisantes.

 

Cette situation tient au fait que les débats parlementaires ont consciencieusement éludé les questions du suicide assisté et de l’euthanasie réalisée à la demande du patient, qui sont au cœur des revendications de nombreux malades et de leurs familles.

 

La proposition de loi de Véronique Massonneau, qui traitait de ces sujets, dans un esprit de libre choix de sa fin de vie, avait été renvoyée en commission en janvier dernier, au prétexte qu’un nouveau texte serait examiné par le Parlement. Force est de constater que ce texte incomplet n’a pas répondu aux questions soulevées par la députée écologiste de la Vienne et qui préoccupent des millions de Français.

 

Encore une fois, l’absence de solution est la conséquence de blocages politiques à rebours d'une aspiration partagée par une très large majorité de Français, au-delà des clivages gauche-droite.

 

Cette nouvelle loi apparaît déjà incomplète, avant même sa promulgation : il est donc impératif que le débat se poursuive et s’amplifie, sur des questions qui concernent chacune et chacun. écologistes! entend y contribuer. La démocratie française ne saurait attendre encore dix ans avant qu’une loi de liberté, véritablement à la hauteur de l’enjeu soit examinée et adoptée.

 

écologistes! apporte son soutien au rassemblement organisé ce jour par l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), à 17 heures sur la place de la République à Paris comme dans une centaine de villes de France, à l’occasion de la 8e journée mondiale pour le droit de mourir dans la dignité.

 

François de Rugy, président d'écologistes! 

 

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[Communiqué ] Annonces du préfet de Loire-Atlantique sur le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes

Nous avons pris connaissance avec étonnement du communiqué de presse du Préfet  sur le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes. Comment le Préfet peut-il parler, dans le titre de son communiqué, de reprendre les travaux alors que ceux-ci n’ont jamais commencé ?

 

Le contenu du communiqué du Préfet n’évoque en fait que des actes de procédures administratives (décret sur le campagnol amphibie, appel d’offres aux entreprises pour le débroussaillage…) qui ne correspondent en rien au démarrage du chantier de l’aéroport comme le disent maintenant certains pro-aéroport.

 

Nous condamnons ces propos car ils sont en contradiction totale avec les positions réitérées par le Président de la République, encore le 25 septembre dernier dans une interview sur  le climat dans le Parisien Magazine. En effet il s’est clairement exprimé  sur le fait que les travaux ne démarreraient que lorsque tous les recours seraient épuisés et a tenu à préciser que tous les recours n'étaient pas épuisés.

 

Alors que la France organise la Conférence Mondiale de lutte contre le changement climatique qui débutera à Paris dans quelques semaines, personne ne comprendrait que l’Etat relance ce projet d’aéroport.

 

Ces annonces contradictoires créent un climat de tension et crispation regrettable.

En tant qu'écologistes, militants ou élus, nous avons toujours agi contre ce projet depuis plus de 15 ans, aussi bien sur le champ politique que juridique. Au niveau local comme au niveau national les elu-e-s des Écologistes! Continueront à le faire avec détermination. Nous en appelons à la voie de la sagesse qui passe par le respect par le gouvernement de la parole donnée par le Président de la République.

 

Alors que ce projet d'aéroport a été imaginé dans les années 60-70 et que la DUP (déclaration d'utilité publique) date de 8 ans, ce projet apparaît de plus en plus anachronique par rapport aux priorités écologiques d'aujourd'hui.

 

François de Rugy, président d'Écologistes!

Écologistes! et démocrates avec la gauche pour faire gagner l'Île-de-France

Dans la plupart des régions de France les Écologistes! – Ude sont présents aux côtés du PS, des radicaux et des démocrates pour mener la campagne électorale et faire gagner le rassemblement de la gauche et des écologistes.

 

En Île-de-France, onze candidates et candidats sont présents sur les listes conduites par Claude Bartolone.

 

Laure Lechatellier,

vice-présidente de la Région

 

Jean-Vincent Placé

sénateur de l’Essonne

 

Liliane Pays,

conseillère régionale

 

Stéphane Gatignon,

maire de Sevran

 

Rosandre Valleray,

conseillère municipale Villeneuve-le-Roi

 

Guillaume Vuilletet

 

conseiller régional

Président du groupe UDE

 

Abdelali Meziane,

adjoint au Maire de Clichy-sous-Bois

 

Janine Maurice-Bellay,

conseillère régionale

 

Gilles Casanova


 

Laurence Bonzani,

conseillère régionale

 

Christophe Rossignol,

conseiller régional


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Normes européennes sur le diesel : le pragmatisme oui, l’abandon des impératifs de santé publique, non.

À la suite de la révélation des tests antipollution truqués sur les voitures diesel, l’Europe abaisse provisoirement ses exigences vis-à-vis des constructeurs : une décision néfaste pour la santé publique et un mauvais signal adressé aux acteurs économiques, estime Écologistes!


La découverte de la tricherie organisée par Volkswagen pour minimiser les émissions polluantes lors des tests réalisés aux Etats-Unis directement sur les véhicules a profondément marqué l’opinion. Il s’agit d’une tromperie caractérisée, qui s’appuie sur l’installation de logiciels destinés à truquer les mesures des émissions de polluants.


Mais ce scandale met également en évidence le caractère doublement artificiel de tests réalisés sous la responsabilité des constructeurs et dans des conditions très éloignées des conditions réelles de circulation des véhicules.


Les autorités européennes ont donc à juste raison décidé de se pencher sur la question de la différence entre les chiffres annoncés à l’issue des tests et les chiffres constatés en condition réelle de circulation.


En décidant de donner deux ans aux constructeurs pour se conformer aux normes dans des conditions réelles de circulation, l’Europe prend en compte une logique industrielle afin que celle-ci s’adapte réellement aux impératifs de santé publique.

Sur le principe, cela peut se comprendre : il ne sert à rien d’afficher fictivement des normes qui ne se traduiraient pas dans la réalité.


Toutefois, les dépassements de normes autorisés dans les deux ans à venir (110% la première année, 50% la seconde) semblent exorbitants : une telle décision constitue une prime au mensonge et à la dissimulation opérés au cours de ces dernières années.


« Même si elle est temporaire, cette autorisation de dépassement apparait clairement excessive. Sous l’effet de mesures fiscales ciblées sur les carburants, d’une pédagogie renforcée sur les méfaits des particules fines émises par le diesel, des efforts d’adaptation des constructeurs pour développer des véhicules plus propres, la proportion de voitures diesel dans les ventes a décru de 78 à 58% en France en trois ans : ce mouvement positif doit se poursuivre. Les investissements européens bénéficient d’ailleurs à cet effort de « dédieselisation » indispensable. Tout signal en sens inverse est contre-productif », estime François de Rugy, président d'Écologistes!

[communiqué] Dix ans après les événements de 2005...

Dix ans après les événements de 2005, les écologistes! pensent d’abord aux familles de Zyed et Bouna, qui ont vu leurs vies tragiquement bouleversées. Hommage leur soit rendu. Toutefois, les écologistes! invitent à se méfier de l’esprit de commémoration. Celles et ceux qui ont vécu ces événements sont aujourd’hui les acteurs de l’avenir de notre pays au plan économique, écologique, culturel et artistique. Il faut reconnaître la puissance de ces territoires. C’est en banlieue que l’on crée le plus d’entreprises et d’associations. C’est là que s'inventent les nouvelles cultures urbaines et les nouveaux rapports sociaux. Commémorer pour agir c’est bien, mais attention de ne pas enterrer les problèmes et le besoin de reconnaissance des banlieues et quartiers populaires sous une couche trop épaisse de célébrations.

Pour tourner le dos au misérabilisme et à la stigmatisation, il faut regarder les réalités de la périphérie cosmopolite en face. Réalités de territoires pétris de contradictions, d’espoirs et de souffrances, de dynamismes, de solidarité et de violence. Les territoires de banlieues et les quartiers dits en difficultés sont hétérogènes. Il n’y a pas une, mais des réalités. Les pouvoirs publics doivent reconnaître les difficultés et les atouts des banlieues où le vivre ensemble est un engagement quotidien. C’est le travail que mènent Manuel Valls et le gouvernement avec les élus de terrains loin des insultes des années Sarkozy qui voulait nettoyer les cités. Ce faisant il ne fit que renforcer les illusions populistes qui aujourd’hui nourrissent le vote Front National.

 

Les assassinats de Marseille, une fois de plus, révèlent le caractère explosif des territoires où le trafic de drogue sévit et déstabilise le vivre ensemble. Il y a un énorme problème de sécurité et il faut y répondre sans états d’âme. Les forces de l’ordre, les dispositifs resserrés sont indispensables face à la violence.

 

Mais ces événements masquent une autre réalité de la banlieue et des quartiers. Ils sont au cœur du développement de la société du 21ème siècle, des enjeux civilisationnels et des changements nécessaires à la lutte contre le réchauffement climatique.

 

En dix ans, du chemin a été parcouru particulièrement grâce à l’Anru. Mais il reste énormément à faire. Poursuite de la rénovation urbaine et construction des logements, transition énergétique, égalités territoriales, fiscalité, finances, transition alimentaire et bio... Les chantiers ne manquent pas pour ces territoires essentiels à la République.

 

Stéphane Gatignon, Maire de Sevran,

Vice-Président et porte -parole de écologistes! - UDE

Un déficit réduit, plus de justice, plus de cohérence environnementale : écologistes! salue le vote de la partie recettes du budget 2016

Les députés ont voté aujourd’hui la première partie du projet de loi de finances pour 2016. Réduction du déficit, plus grande justice dans les impôts avec pour la deuxième année consécutive une baisse des impôts sur les ménages les moins favorisés, poursuite du redressement indispensable des marges des entreprises françaises : écologistes!  soutient les orientations du budget pour 2016.

Le budget 2016 permettra ainsi de restituer cinq milliards d’Euros aux ménages au titre du pacte de solidarité : une partie des hausses d’impôts intervenues entre 2010 et 2013 s’en trouvera donc effacée. C'est encore insuffisant mais c'est une mesure positive après des années d'accroissement de la pression fiscale.

 

Pour continuer à réduire le déficit, le gouvernement poursuit la recherche d’économies sur la dépense publique afin d'éviter les hausses d'impôts. Cet impératif pèse lourdement sur les collectivités locales : cela doit être l'occasion de remettre à plat l'organisation des collectivités locales qui aujourd'hui encore doublon et trop souvent. La dépense publique doit être revue à tous les niveaux à l'aune des critères du développement durable.

 

La première partie du projet de loi de finances aura permis de réaliser, par amendements auxquels se sont associés les écologistes, deux avancées majeures :

 

La taxation au 31 décembre 2016 des transactions financières les plus spéculatives, dites « intradays » constitue une avancée majeure vers une vraie taxe TOBIN. Cette mesure s’accompagne d’une augmentation de 10 à 25% de sa contribution à la politique du développement.

 

La convergence de taxation du diesel et de l’essence (plus un centime sur le premier, moins un sur le second pendant cinq ans) constitue une deuxième bonne nouvelle.

 

L’ambition de la majorité en matière de contrôle de la finance et d’accélération de la transition énergétique trouve ainsi une concrétisation financière.

 

Les député-e-s écologistes! qui inscrivent pleinement leur travail dans la majorité, ont voté ce texte et seront attentifs pour que ces avancées soient confirmées lors de l’examen de la partie dépenses, qui débutera la semaine prochaine au Parlement.

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Baisse des taxes sur l'essence, hausse sur le diesel : utile et intelligent

L'annonce, par le premier ministre, d'un dispositif visant à supprimer à l'horizon de 5 ans le différentiel de fiscalité qui favorisait le diesel est une excellente nouvelle. Cette décision allie en effet hausse de la fiscalité sur le diesel et baisse de même ampleur des taxes sur l'essence. L'étalement de la mesure dans le temps, et sa montée en charge progressive constituent une solution intelligente : elle permettra aux ménages et aux entreprises d'anticiper et de s'adapter à la nouvelle donne, notamment lors de leurs changements de véhicules.

Il convient de rappeler que le diesel constitue, outre une menace sur la santé publique un piège financier puisque 70% des propriétaires de véhicules diesel ne font pas assez de kilomètres pour amortir le surcoût du véhicule à l'achat et à l'entretien par rapport à une voiture essence.

Cette convergence progressive de fiscalité permet également aux constructeurs de réorienter leur production vers des véhicules non diesel.

Ecologistes! tient à rappeler que cette décision s'inscrit dans une politique cohérente mise en place par la majorité : le soutien à la production et à l'achat de véhicules plus propres et plus sobres et l'aide au remplacement des vieux véhicules Diesel a permis de faire baisser, depuis 2012, la proportion de voitures diesel vendues en France de 78 à 58%.

Reconnu cancérigène par l'OMS en raison des particules fines qu'il disperse dans l'atmosphère, le diesel est principal responsable des pics de pollution et entraîne des milliers de décès prématurés : la sortie du piège du Diesel, dans lequel sont enfermés de trop nombreux Français, est en cours. C'est par une action politique déterminée et progressive, qui tient compte de la vie des Français, qu'elle se continuera de se concrétiser, bien plus que par des incantations irréalistes appelant à l'interdiction du diesel.

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Le secrétariat national constitutif d'écologistes! est au travail

Étape par étape : après la fondation du parti, la première rencontre nationale organisée à Paris la semaine dernière, qui a réuni près de 400 militants, écologistes! se structure : le secrétariat national du parti a été dévoilé aujourd'hui.

"Il s'agit d'une première équipe dont la mission est de mettre en place le mouvement, et notamment d'accueillir toutes celles et ceux qui nous rejoignent ou le feront à l'avenir, explique François de Rugy. Incarner les grandes orientations du nouveau parti, lui permettre de se structurer pour être le plus efficace possible, en imaginant de nouveaux modes d'engagement, moins contraignants et plus souples que dans les partis traditionnels : c'est la feuille de route".

Voici donc les membres de ce secrétariat national constitutif. 

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Sondage exclusif : ce que les Français attendent des écologistes en politique

Le lancement d'écologistes! a donné lieu à la réalisation d'un sondage auprès d'un échantillon représentatif de 1000 Français. Écologie de responsabilité ou de contestation ? Quel rapport à l'entreprise ? Utilité ou non d'une transformation profonde de l'écologie politique ? Voici les réponses enregistrées par l'institut ELABE. 

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